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Haïti - Justice : Vers le renforcement du système de justice juvénile
01/12/2017 08:23:29

Haïti - Justice : Vers le renforcement du système de justice juvénile
La Fondation Terre des Hommes, en partenariat avec des institutions étatiques et non étatiques engagées dans la protection de l’enfant, a lancé officiellement aux Cayes, le projet « Renforcement du système de justice juvénile pour la promotion et la protection des droits des enfants en conflit avec la loi dans le département du Sud (Haïti) ». Le lancement de ce projet financé par l’Union Européenne coïncidait avec la 28e commémoration de la Convention des droits de l’enfant.

Des enfants oubliés par la société, exposés à la maltraitance et à la violence… ils sont nombreux et partout. Alors que la délinquance juvénile bat son plein, il existe très peu de tribunaux et de juges pour enfants dans le pays. « Il n’y a pas de juges pour enfants, et nous avons seulement deux tribunaux pour enfants pour tout le pays », a déploré le Doyen du tribunal civil des Cayes, Me Pierre Ezéchiel Vaval, présent à la cérémonie de cette activité organisée dans un hôtel aux Cayes sur les conditions de traitement pour les enfants en conflit avec la loi.

Organismes de défense des droits humains, magistrats, avocats, institutions étatiques, société civile, écoliers, écolières… tous les acteurs concernés par la problématique de l’enfance ont marqué leur présence à cette activité ô combien importante pour le renforcement de la justice juvénile. Selon la déléguée de la Fondation Terre des Hommes, le Dr Islande Georges Cadet, « le projet est étroitement lié aux principes de la Convention internationale des droits des enfants, en mettant l’accent sur l’intérêt supérieur des enfants, la confidentialité et le respect de leurs droits ».

Pour la représentante de Terre des Hommes-Lausanne, le fait de lancer le projet au cours de la semaine de la commémoration de la Convention des droits de l’enfant, sur le thème de la famille, « YonFanmi pou chaktimoun », est tout à fait approprié, vu que la famille est la base de la société. « Plusieurs études scientifiques ont démontré que la majorité des enfants en conflit avec la loi viennent des familles dysfonctionnelles, a avancé le Dr Islande Georges Cadet. Selon ces études, la période de développement où l’enfant est beaucoup plus à risque de devenir délinquant correspond à la période de l’adolescence. »

D’après les responsables, le nouveau projet tiendra compte de trois grands piliers : l’enfant et sa famille ; la participation de la communauté et l’implication active des acteurs étatiques afin de conjuguer les efforts de tous les acteurs concernés. Il sera mis en œuvre par Terre des Hommes et le Bureau des droits humains en Haïti. « La promotion des droits des enfants est un élément primordial d’un Etat de droit qui respecte le cadre juridique national et international », a soutenu la représentante de Terre des Hommes. Pour y arriver, dit-elle, il faut avant tout dégager une compréhension et une prise en compte des priorités de l’État en matière de justice juvénile, une prise en considération des analyses des groupes de travail sur cette thématique dans le département du Sud et une analyse des besoins des différents groupes cibles. Un avis partagé par les différents acteurs présents à la cérémonie qui n’ont pas caché leur enthousiasme pour un tel projet.

« Je suis très heureux d’être là parce que je constate qu’il y a un consensus très fort entre l’ensemble des acteurs, à la fois du système judiciaire ici aux Cayes, les acteurs et administrateurs de la prison également et tous les accompagnants qui sont là, que ce soit l’IBERS, le Bureau des droits de l’homme, qui nous accompagnent dans ce projet », a déclaré l’ambassadeur de l’Union européenne en Haïti, Vincent Degert, qui plaide pour le respect des droits des enfants.

Selon le diplomate, pour les enfants en conflit avec la loi, le mieux serait que la mesure privative de liberté soit la dernière option et même dans ce cas, la prison doit être un lieu de réinsertion sociale. « Il faut voir comment éviter éventuellement que les enfants aillent dans cet univers carcéral, et s’ils y sont, quel accompagnement on doit leur fournir pour faire en sorte qu’ils évitent de récidiver après y avoir séjourné une première fois, pour sortir de ce cycle, explique l’ambassadeur de l’UE en Haïti. Cela fait partie des projets qui nous ont paru importants. »

Tous les acteurs s’accordent sur ce point : Il faut mettre le projecteur sur les enfants. Ils en ont besoin, de même que leur famille et la société. Sinon combattre le phénomène de délinquance juvénile serait un vœu pieux. « Célébrer l’enfance, c’est choisir de s’investir, a indiqué Vincent Degert. On peut changer la situation par nos actions, nos décisions… »

HL/ Valery Daudier / HaïtiLibre

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