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Haïti - Social : Impact du 12 janvier sur la vie et les opinions des citoyens - Partie II
29/05/2011 10:55:01

Haïti - Social : Impact du 12 janvier sur la vie et les opinions des citoyens - Partie II
« Haïti en détresse : impact du séisme de 2010 sur la vie et les opinions des citoyens » présente les résultats d'un sondage face-à-face d'opinion publique. Cette enquête a été spécialement conçue dans le but d'évaluer l'impact humain sur les survivants du séisme dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. L'enquête a été menée par le Projet d’Opinion Publique en Amérique Latine (LAPOP) de l'Université Vanderbilt dans le cadre du projet régional Baromètre des Amériques avec le soutien financier de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).

Dans cette deuxième partie, prestation des services de base, la satisfaction face à la vie et accès à l'électricité et à l'eau courante, comment améliorer le niveau de vie en Haïti et les conclusions de l'étude.

Prestation des services de base

L'accès aux services de base comme l'eau, l'électricité, la nourriture, les soins de santé et l'éducation
est considérablement limité au pays et certaines populations ont clairement un accès plus limité aux
services de base que d'autres.

Une inégalité déconcertante dans l'accès aux services de base est une des caractéristiques principales du
sous-développement d'Haïti.

Par exemple, l'étude permet de constater que plus de la moitié de la population (53,2 %) n'avait pas d'accès direct à l'électricité après le séisme. L’inégalité est d’autant plus évidente lorsque l'échantillon est séparé entre les zones rurales et urbaines selon le niveau de richesse. En zone rurale, 79,1 % des personnes du troisième tercile de richesse ont l'électricité à la maison, tandis que seulement 7,9 % des personnes dans le premier tercile y ont accès. De même, en ce qui a trait au service d'eau, seulement 40,1 % de la population a accès à l'eau courante. En revanche, seulement 12,6 % des personnes du premier tercile de richesse qui vivent en zones rurales ont l'eau courante comparativement à 48,2 % à ceux du troisième tercile.

Électricité
- Seulement 48,8 % des ménages ont un accès direct à l'électricité en Haïti.
- Environ 68 % des ménages en zone métropolitaine et 26,7 % en zones rurales ont accès à l'électricité.
- L'inégalité d'accès est plus marquée en zones rurales : seulement 7,9 % des ménages du premier tercile de richesse ont l'électricité comparativement à 79,1 % des ménages du troisième tercile.
- Plus de la moitié des ménages qui ont l'électricité ont le service moins de sept heures par jour.
- Dans les zones rurales, le taux de satisfaction à l'égard du service d'électricité est de loin le plus bas avec 27,5 points sur une échelle de 0 à 100.

Eau
- Seulement 40,1 % des familles ont accès à l'eau courante en Haïti.
- Environ 68 % des ménages en zone métropolitaine et 22,9% en zones rurales ont accès à l'eau courante.
- L'inégalité d'accès est plus marquée en zones rurales : seulement 12,6 % des ménages du premier tercile de richesse ont l'eau courante comparativement à 48.2 % des ménages du troisième tercile.
- Seulement 47 % des gens qui ont l'eau courante ont déclaré qu'ils avaient ce service quotidiennement.
- Les personnes en zones rurales présentent le taux moyen de satisfaction le plus bas à l'égard des installations d'eau courante avec 32,1 points sur une échelle de 0 à 100.

Soins de santé
- Environ 37 % des personnes ont affirmé avoir eu personnellement besoin (ou quelqu'un d’autre vivant sous le même toit) de soins médicaux au cours de la dernière année.
- Environ 30 % des personnes qui ont eu des soins médicaux ont consulté un généraliste, suivi par un spécialiste (28,3 %) ou une infirmière (25,7 %).
- Les personnes qui résident en zone métropolitaine présentent le plus haut taux de satisfaction des installations de soins de santé avec 70,2 points sur une échelle de 0 à 100.
- Les personnes qui résident en zones rurales présentent le taux moyen de satisfaction le plus bas à l'égard des installations de soins de santé (58 points).
- Environ la moitié de la population a évalué le système de soins de santé primaires dans leur pays comme étant « ni bon ni mauvais ».

Alimentation
- Environ le tiers des sondés ont déclaré qu'au moins un adulte de leur ménage a été privé de nourriture pendant toute une journée au moins une fois au cours des trois mois précédents l'enquête.
- L'insécurité alimentaire est un problème important dans toutes les zones du pays.

Éducation
- Environ 65 % des ménages en Haïti ont des enfants d'âge scolaire (entre 6 et 17 ans).
- Un enfant d’âge scolaire dans une famille moyenne de deux enfants d'âge scolaire a 73 % de chance de fréquenter l'école.
- Un enfant d’âge scolaire dans une famille de quatre enfants d'âge scolaire a 44 % de chance de fréquenter l'école.
- Les sondés qui habitent avec des enfants qui étudient dans des écoles privées sont considérablement plus satisfaits de la qualité de l'éducation que ceux qui ont des enfants qui fréquentent les écoles publiques, indépendamment du lieu de résidence.
- Environ 44 % de la population a évalué la qualité du système d'éducation comme étant « ni bon ni mauvais ». Par contre, 36,2 % de la population a une perception négative de l’éducation, jugeant les services comme « mauvais » ou « très mauvais ».

Satisfaction face à la vie et accès à l'électricité et à l'eau courante

Comme c’est le cas pour de nombreux autres indicateurs dans l'étude, nous avons constaté qu'Haïti est au dernier rang comparativement aux autres pays des Amériques pour ce qui est du degré de satisfaction des citoyens à l'égard de la vie. Sur une échelle de 0 à 100, le degré moyen de satisfaction face à la vie en Haïti est de seulement 35,4 points. Inversement, le Brésil et le Costa Rica sont les pays qui affichent les résultats les plus élevés avec 67,7 et 71,6 points respectivement. De plus, le degré moyen de satisfaction face à la vie en Haïti est bien inférieur à la deuxième cote la plus faible de tous les pays avec un peu plus de 50 points.

Le degré de satisfaction face à la vie, les Haïtiens sont de loin les citoyens les plus tristes dans l'hémisphère occidental.

Les facteurs de l'accès à l'électricité et à l'eau courante ont un effet important sur l'insatisfaction généralisée face à la vie en Haïti. Même si le degré général de satisfaction face à la vie est faible au pays, les gens n’ayant pas accès à l'électricité ou à l'eau courante présentent des résultats encore plus inférieurs.

Comment améliorer le niveau de vie en Haïti?

Nous constatons que, parce que les Haïtiens ont peu confiance à la performance du gouvernement, le soutien du public à l'égard des mesures gouvernementales pour améliorer le sort des pauvres est très faible. En effet, Haïti présente le degré de soutien le plus faible pour les mesures actuelles de réduction de la pauvreté et de l'inégalité en Amérique latine et aux Caraïbes avec 62,7 points sur une échelle de 0 à 100.

Comme on peut le constater, le soutien aux mesures économiques gouvernementales est fortement lié aux opinions des citoyens sur la performance du président, donc, du gouvernement. Les personnes qui perçoivent négativement la performance du président sont peu en faveur des mesures publiques visant à améliorer les conditions de vie des personnes dans le besoin. Cette constatation a d'importantes répercussions dans l'élaboration de stratégies de développement en Haïti.

Les conclusions de l'étude tendent à démontrer que, compte tenu du faible degré de confiance envers le gouvernement, une stratégie de développement en Haïti a plus de chances de réussir si elle implique la participation du secteur privé et des institutions non-gouvernementales combinée à des efforts visant à renforcer la capacité des institutions gouvernementales.

PARTIE I
http://www.haitilibre.com/article-3051-haiti-social-impact-du-12-janvier-sur-la-vie-et-les-opinions-des-citoyens-partie-i.html

HL/ HaïtiLibre

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