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La notion de développement et de la gouvernance pour Haïti
21/08/2010 12:06:39

Le terme de «développement’» est très souvent utilisé ; c’est même un terme à la mode que l’on trouve de-ci, de-là, dans les publicités, des journaux, dans des textes dits officiels et surtout dans les discours politiques. Mais malheureusement, il fait parfois, pour ne pas dire souvent l’objet d’une confusion simpliste, qui ne considère qu’un aspect des choses ou encore du concept de développement. Il devrait en somme un développement qui préserverait l’environnement, et c’est plus complexe que cela dans le cas d’Haïti. Qu’est-ce que cela pourrait signifier quand le système éducatif haïtien est boiteux ou encore confronté à pas mal de problèmes? Quel serait le rôle véritable des soi-disant dirigeants quand toutes les conditions pouvant mettre le pays sur les rails sont inégales? Et comment pouvons-nous passer de la parole aux actes?


D’abord, basons-nous un peu sur les quatre piliers pouvant servir à un développement durable. Normalement, on doit dire que le développement durable est un concept élaboré au cours des années 1980, où son principal objectif est de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité pour les générations futures et de satisfaire leurs besoins dits essentiels. Là, il s’agit bien de viser une double solidarité : une solidarité horizontale, à l’égard des plus démunis du moment (exemples de quelques localités du pays…) et une solidarité verticale entre les générations dites futures.
Maintenant, partons avec l’aspect environnemental du terme. Pour ce premier point ayant une importance capitale, atteindre l’objectif d’un développement c’est savoir respecter les principales conditions suivantes :


a) L’utilisation, la gestion durable des ressources naturelles c’est-à-dire, eau, sol, air et surtout des savoirs humains.
b) Le maintien des grands équilibres naturels, là il s’agit de notre climat, de la diversité biologique, nos rivières, nos forêts…
c) La maîtrise de l’énergie et l’économie des ressources non renouvelables : pétrole, gaz, charbon, minerais…


Sur le plan économique, le concept de développement dépend en particulier d’un développement économique respectueux des milieux naturels d’où viennent les ressources de base c’est-à-dire l’agriculture et la pêche, il s’agit d’un changement profond dans les réalisations économiques internationales afin de promouvoir un commerce équilibré essentiel et un tourisme solidaire et surtout d’exiger que les entreprises prennent en compte les conditions du développement comme un des principaux pivots pour une autre Haïti car c’est possible.


Et pour ce qui a trait aux facteurs sociaux du développement dans le cadre du pays, on devrait avoir accès à la santé, à l’habitat, à l’alimentation et surtout à l’éducation, car celle-là, est la voie royale pour une autre Haïti, afin de :


a) Satisfaire les besoins essentiels des populations
b) Combattre l’exclusion sous toutes ses formes
c) Stabiliser la croissance urbaine et les flux migratoires, là c’est surtout au niveau local que peuvent se mettre en place les structures sociales indispensables à un développement humain harmonieux du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest pour une Haïti souveraine et non dépendante de l’extérieur.


Avec le respect de l’environnement, un développement économique respectueux, et la mise en place d’une justice sociale, ne peuvent être atteints qu’avec la participation de tous (tes) les citoyens (nes). A noter aussi, que le concept de développement exige la démocratie et surtout la participation effective à cette dite démocratisation : c’est ce qu’on appelle la démocratie participative.


Ces quatre piliers doivent être en interaction constante : développement social et économique, environnement et citoyenneté, doivent être considéré comme indissociables, à toutes les échelles de l’organisation des sociétés dites humaines et des milieux qui sont les leurs. De nos jours, avec la mondialisation et l’accroissement de la Pauvreté, à notre humble avis actuellement, on pense qu’il est urgent que les marginaux jouent un rôle de citoyens à part entière, jouissant de tous les droits économiques, sociaux et politiques. Il faut réaffirmer que l’État devrait, être un instrument-clé du développement, lutter contre la pauvreté et sortir du faux débat opposant la société civile à l’État. Mais quel «État»! Lorsqu’on parle d’État ici, c’est un État ayant une certaine capacité de «développement» souciant et surtout des projets pour l’avancement de son pays, tout en ayant une «volonté politique intégrée». Alors, pour tous ceux et celles qui analysent de près la situation du pays et les politiques d’aide ils ont souvent tendance à sous-estimer l’importance des réformes institutionnelles permettant aux États de mieux gérer. Vue tous ces manques et surtout avec toutes ces négligences de la part de nos soi-disant dirigeants. La Gouvernance pourrait être la réponse au problème que confronte le pays. Essayons tout d’abord de définir ce concept tout en nous basant sur l’un des objectifs jugeant d’une importance capitale dans son utilisation actuelle, ce terme est un anglicisme mais il désigne une manière d’aborder la question du gouvernement qui ne donne pas la priorité à l’art de gouverner et aux techniques de conduites de l’action. Et surtout aux relations entre les dirigeants et les dirigés, notamment la société civile et l’État : « Le premier objectif de la gouvernance est d’apprendre à vivre ensemble et à gérer pacifiquement la maison commune, d’y assurer les conditions de la survie, de la Paix, de l'épanouissement et de l'équilibre entre l’humanité et la biosphère. »


Normalement, il ne s’agit pas de la démagogie politique mais de la bonne gouvernance sans pour autant nous éterniser à définir ou énoncer des concepts comme bon nombre de politiciens haïtiens ont l’habitude de faire mais il s’agit de préférence d’atterrir et aussi de faire une politique basant sur le développement, pouvant servir d’exemple aux générations futures. Car, on a une carence de modèles pour ne pas dire qu’il n’existe presque même pas. Les politiques autoritaires centralisées de gestion des ressources naturelles sont un échec. Elles ont entraîné la dégradation de la biodiversité. C’est pourquoi qu’il s’est imposé la nécessité d’une révision profonde de l’approche du problème haïtien, en favorisant la réintégration des populations locales comme acteurs primordiaux de cette dite gestion. Cette participation présentée comme une composante de la démocratisation des systèmes devant conduire à une rationalisation effective, de l’utilisation des ressources naturelles, doivent assurer leur renouvellement.


De là, on peut se poser cette question jugée d’une importance capitale : notre liberté peut alors s’exercer dans un cadre garantie, faisant une approche historique du concept. Est-ce la véritable liberté, quand on est privé de certaine chose jugée primaire ? Voilà, être libre de choisir sa voie et son avenir est une chose, mais en avoir réellement la possibilité (culturelle et financière) en est une autre : et chacun sait qu’il y a de profondes inégalités dans la chance de réussite en fonction du milieu social d’origine. La liberté garantie par le droit est donc abstraite ou théorique, mais elle ne permet pas concrètement l’exercice égalitaire de celle-ci. L’un des défis majeurs, à partir de tout ce qu’on vient de dire pour la promotion du développement économique et social en Haïti et l’établissement de la démocratie participative est l’instauration d’une bonne gouvernance et l’édification d’un cadre de consultation et de participation au sein de la société civile considérée d’ailleurs comme un troisième pouvoir en fonction des droits et des responsabilités des citoyens. La mauvaise gouvernance et la non participation active de la population dans les grandes décisions engageant son avenir, sont un obstacle au développement économique et social du pays.


Ainsi, les réformes engagées au niveau de l’État haïtien n’auront de chance et de succès pour ne pas dire aucune, qu’en fonction de l’amélioration du système de gouvernance et d’un changement dans la culture politique et civique des différents secteurs de la société. Mais la problématique de la bonne gouvernance devrait être abordée en tenant compte de l’environnement institutionnel et juridique. Et c’est ce que reprochait Marx aux «droits de l’Homme» c’est-à-dire, à la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, qu’il jugeait abstraite, et par là impuissante à lutter réellement contre les inégalités : Aucun des droits dits «de l’Homme» ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme tel qu’il est comme membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire, l’individu replié sur lui-même, sur son intérêt privé et sur son bon plaisir privé, séparé de la collectivité. Mais, est-ce qu’on peut parler de développement et de la bonne gouvernance quand il y a exclusion sociale dans le système éducatif? L’éducation devrait être un frein au développement économique et social au sein de chaque famille haïtienne considérée comme la voie royale et véritable d’un pays. Et comme l’a défini Rostow, dans son ouvrage intitulé «Les étapes de la croissance comme la construction de la pensée» et le professeur Georges Brunet, économiste de carrière, dans son Lexique Economique et Social, nous dira que : « Développement traduit un projet actif de structuration du tissu économique et social dans une perspective de long terme.


Et pour assurer pleinement notre avenir, il faudra que toutes les élites intellectuelles, politiques et économiques s’efforcent à redéfinir le système des rapports existants actuellement entre les deux pays c’est-à-dire Haïti et La République Dominicaine par exemple et surtout créer un cadre socio-économique adéquat pour la mise en œuvre des projets pouvant pleinement répondre ou étancher la soif de la jeunesse haïtienne ». Et si, on se base sur les principes, la défense de nos intérêts repose sur une motivation subjective tandis que celle de nos droits comme jeunes repose sur une exigence d’universalité et à la recherche de l’intérêt général. On pense à soi-même dans le premier cas et à tout le monde dans le second.


Cependant, dans la réalité certains confondent les deux parfois même avec des intentions malhonnêtes en vue de faire passer leurs propres intérêts «particuliers», pour des droits universels et qui s’imposent à tous. Il est donc autant nécessaire de faire la distinction, en vue de dénoncer les faux droits, illégitimes et arbitraires, et surtout de faire progresser la démocratisation participative pourquoi pas une justice équitable juste une manière pour dire que toute communauté devrait choisir librement ce qu’elle juge utile et bon de ce qui est superflu ou néfaste du pays, ainsi que la volonté politique du gouvernement. Or, la notion de bonne Gouvernance encourage les gouvernements à avoir dans la gestion de l’État des règles claires et transparentes. Une bonne et saine gestion suppose effectivement beaucoup de sérieux et de rigueur dans la conduite des affaires. Il est de nos jours étatique : l’État providence, le défaut de la transparence, le déficit de la culture de responsabilité, l’absence d’obligation de rendre de compte au niveau de la gestion publique, la centralisation et la concentration du pouvoir politique, administratif, économique et culturel en Haïti est donc la cause fondamentale de la violence et de la misère qui ont caractérisé ce pays tout au long de son histoire. «La Gouvernance prône donc une nouvelle façon de gérer l’État et de vivre ensemble» à travers les dix départements géographiques du pays, dans le but de promouvoir un développement national réel.


Normalement, toute vraie action économique et sociale qui se veut durable et surtout au service de la population haïtienne doit tenir compte de la répartition et de la décentralisation du pouvoir. Le concept de décentralisation du pouvoir se réfère au partage et au transfert de responsabilités entre appareil gouvernemental central responsables, et des institutions locales d’où l’importance de la démocratie participative, en tenant compte des trois piliers centraux du concept de développement à savoir: les aspects environnemental, social et économique du terme.


Enfin de compte, l’objectif de cette initiative est de favoriser la prise en charge par la population de ses besoins essentiels pour une meilleure décentralisation permettant l’enracinement de la démocratie au niveau local en développant chez les élus locaux l’éthique de la Responsabilité et le sens de l’intérêt général et non pas individuel pour une autre Haïti prospère.

HL/ Snold Joseph
 



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Snoldjoe
Posté le 19/08/2015 22:57:19
Salut @Loulouahouz, je suis tres content de ton commentaire et franchement je te remercie. Alors pour repondre a tes interrogations normalement ceux qui reussissent sont ceux qui persistent et surtout qui luttent j'en suis tres conscient du probleme educatif du pays. Mais je crois que si nous defissons a Claire now objectifs en mettant en avant le pays je pense qu'on arrivera au Bon port il Suffit d'avoir de la volonte et une conscience de pays...
Commandant
Posté le 08/10/2010 13:22:57
La notion de développement doit inclure le mot *durable*. C'est dans cette optique que je me suis engagé à développer un vignoble biologique expérimental dans le diocèse de Jérémie. En sachant que l'agriculture est le véritable chemin à prendre à Haiti pour permettre à l'ensemble de la population de s'épanouir, je crois que ce projet apportera des résultats positifs.
klpo09
Posté le 27/09/2010 19:12:35
C'est une bonne concept... Mais ils n'est jamais trop tard pour bien faire à mon opinion c'est la volonté qui est le pouvoir si on veux on peut, tout simplemant la dicipline et l'unité qu'ile faudra. N'oublions jamais que l'union fait la force de construire, de développement et de progret.
hanstippen
Posté le 23/08/2010 19:35:12
Très bon article, il est temps de commencer à laisser les débats politiques puérils pour nous concentrer sur les vrais problèmes de développement et de gouvernance. Il y a encore beaucoup à faire pour que nos concitoyens et compatriotes puissent s'engager au développement de leur nation sans avoir peur d'une implication politique. Si nous ne faisons pas ce débat, si nous n'avons pas une claire conscience de ce que nous recherchons comme nation, ue visions claire avec des des objectifs précies et quantifiables sur le long terme, nous sommes voués à cet échec continue qui nous caractérise.
 




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