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Haïti - Agriculture : Oeufs, volailles, cheptels, production déficitaire
23/09/2010 13:50:37

Haïti - Agriculture : Oeufs, volailles, cheptels, production déficitaire
En dépit des énormes potentialités, la production nationale n’arrive toujours pas à couvrir les besoins des populations en produits laitiers, en œufs et en découpes de viandes de volailles. Chaque année, Haïti importe de plus en plus de produits laitiers environ 36 millions de dollars d’œufs et 12.5 millions de dollars de poulets [dont 90 % en pièces découpées]. La libéralisation adoptée depuis 1986 a entravé le développement de la production nationale dont plus de 90 % proviennent d’exploitations agricoles familiales.

Le défi majeur du développement de l’élevage en Haïti est l’alimentation du cheptel, en particulier celle des porcs et des volailles. La disponibilité en grains et fourrage provenant de la production agricole est nettement insuffisante pour satisfaire aux besoins alimentaires de ces espèces. L’accès aux aliments concentrés importés de la République Dominicaine est surtout limité par les quantités disponibles sur le marché national et le pouvoir d’achat de la majorité des éleveurs haïtiens qui disposent de revenus de plus en plus faibles ces dernières années à causes, entre autres, des nombreuses pertes dues aux maladies.

Pour relever ce défi, le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) étudie actuellement la possibilité d’importer de l’Argentine les ingrédients nécessaires à la fabrication en Haïti de d’aliments de bétail. L’objectif poursuivi est de rendre le poulet haïtien compétitif face au poulet importé en subventionnant la fabrication d’aliments de bétail par des usines nationales. En plus des actions en cours de réalisation, deux importants projets de production d’œufs de table et de pondeuses vont démarrer prochainement avec un financement de l’État haïtien:

  • Un premier projet de production d’œufs de table pour un financement de 9 millions de gourdes (environ USD 225 000) qui prévoit l’implantation dans chaque département d’unité de 300 poules «Leghorne»;
  • Un second projet de 5 000 pondeuses pour un financement de 15 millions gourdes (environ USD 375 000) prévoit l’implantation de 10 unités de 50 poules «Rhodes Island et Plymouth Roca» dans chaque département.

Cette année, la situation du cheptel est moins favorable par rapport à celle de l’année dernière. L’effet conjugué du séisme et des maladies ont occasionné une diminution des effectifs. Le cheptel bovin a été le plus affecté par le tremblement de terre, beaucoup d’animaux ont été tués par l’effondrement des maisons ou emportés par des éboulements et des glissements de terrain. Une des conséquences du séisme a été le retardement des campagnes de vaccination des volailles et des bœufs. L’achat des vaccins a été différé au profit de l’importation de médicaments pour soigner les blessés du séisme.

Concernant le cheptel porcin et les volailles, ce sont l’effet des maladies et l’insuffisance d’alimentation qui ont été surtout la cause de la diminution des effectifs. La maladie de Teschen couvre presque tout le pays et cause des pertes importantes pouvant atteindre 40 % des effectifs porcins. La non disponibilité de vaccin contre cette maladie fait peser une lourde menace sur l’élevage porcin en Haïti. La peste porcine classique et la maladie de Newcastle qui sévissent depuis des décennies ne sont pas encore totalement contrôlées pour des raisons liées à l’insuffisance des moyens disponibles.

La recrudescence de ces maladies s’est traduite par des ventes des animaux sains sur les marchés plus élevées que d’habitude notamment de porcs et de volailles. Par contre, les ventes de chèvres répondaient davantage à une décapitalisation des ménages ruraux afin de payer les frais d’acquisition des intrants et de la main-d’œuvre agricole de la saison agricole de printemps.

HL/ FAO/PAM/ 21/09/2010/ HaïtiLibre

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manitou
Posté le 06/02/2013 09:56:14
L'État Haitien est-il lié par un contrat qui l'empêche de bloquer cette invasion des produits importés?
Jean Marc André Similien
Posté le 02/12/2011 07:34:40
Il est évident que le MARNDR subventionne les associations paysannes de tous les coins et recoins du pays dans la production du volaille, ces associations seront supervisés par les dirigeants des BAC.
clodi
Posté le 01/11/2010 14:46:19
je pense que la libéralisation du marché haitien et la principale cause de l'insuffisance de le production nationnalle. les producteurs subissent une concurrence déloyale sur le marché car dans les pays dit développés la prodution agricole est subventionnée par l'État et ils ont plus de moyen que ceux d'Haiti pour maximiser leurs productions donc ils sont capable de réduire le cout des produits.
 




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