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Haïti - Social : 64,680 personnes vivent toujours dans des camps (mars 2015)
15/04/2015 10:26:19

Haïti - Social : 64,680 personnes vivent toujours dans des camps (mars 2015)
La dernière Matrice de Suivi du Déplacement (DTM) d'Haïti de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), allant de juillet 2010 au mois de mars 2015 indique que 16,230 ménages déplacés soit 64,680 Personnes Déplacées Internes (DPI), demeurent toujours dans 66 sites de déplacés ; 59% de ces sites se composent de tentes ; 9% de ces sites se composent d’un mélange de tentes et d’abris transitoires ; 32% de ces sites se composent d’abris transitoires (T-Shelters) ; 39 sites PDI ont été fermés entre le 1er Janvier et le 31 mars 2015 ; 1 site d’abris transitoires a été fermé spontanément du fait du départ des PDI qui y résidaient ; 38 sites (correspondants à 3,322 ménages) ont été fermés grâce aux programmes de subventions au logement et 4,988 ont été relocalisés grâce aux subventions au logement.

Plus de cinq ans après le séisme du 12 Janvier 2010, il est estimé que 16,230 ménages, soit 64,680 personnes, demeurent dans 66 sites.

La majorité des communes affectées se trouvent dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince (Carrefour (4 sites), Port-au-Prince (21 sites), Delmas (15 sites), Cité Soleil (1 site), Pétion-ville (2 sites), Tabarre (5 sites) et Croix-des-Bouquets (4 sites)) et dans la région des Palmes qui comprend Léogâne (11 sites) (considérée comme l’épicentre du séisme) et Gressier (3 sites).

Les communes de Jacmel, Petit-Goâve, Grand-Goâve, et Ganthier, qui se trouvent dans la zone frontalière, ont toutes hébergées des sites de déplacés, qui depuis lors ont fermés.

Au 31 mars 2015, les trois communes ayant la population déplacée la plus importante sont :

- Delmas, avec la population la plus élevée: 7,263 ménages (45% des ménages déplacés), correspondant à 27,914 personnes (43% des personnes déplacées).

- Croix-des-Bouquets, ayant la deuxième population déplacée la plus élevée : 2,283 ménages (14% de tous les ménages déplacés), correspondant à 10,636 personnes (16% des personnes déplacées). Il est important de noter que les ménages résidants dans les camps connus sous les noms de Corail Secteur 3 et Corail Secteur 4 sont aussi comptabilisés dans la commune de Croix-des-Bouquets.

- Port-au-Prince, se trouve en troisième place avec 1,755 ménages (11% des ménages déplacés), correspondant à 6,114 individus (9% des personnes déplacées).

Ces trois communes, à elles seules, comprennent 70% de la population actuellement déplacée. Les autres communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince (Carrefour, Cité Soleil, Pétion-Ville, et Tabarre) abritent 3,492 ménages (représentant 14,429 personnes) et combinées, représentent 21% de tous les ménages déplacés.

Dans la région des Palmes, 1,245 ménages déplacés (soit 5,063 personnes) résident dans la commune de Léogane, tandis que 192 ménages déplacés (soit 768 personnes) demeurent dans la commune de Gressier. Ces deux communes représentent 9% de la population déplacée actuelle: Léogane représente 8% et Gressier représente 1%.

Au 31 Mars 2015, 66 sites demeurent ouverts en Haiti. En conformité avec les rapports DTM précédents, bien que Delmas continue d’abriter la population déplacée la plus importante, Port-au-Prince demeure la commune avec le nombre le plus élevé de sites PDI ouverts avec 21 sites ouverts (soit 32% de la totalité des sites ouverts). Delmas en deuxième place, abrite 15 camps actuellement ouverts (soit 23% du total des sites) et enfin, Léogane (région des Palmes) se trouve en troisième place avec 11 camps (soit 17% du total des sites ouverts). Combinées, ces trois communes représentent 72% de tous les sites ouverts.

En comparant les chiffres de cette édition de la DTM à ceux de la population PDI et des sites de déplacés en 2010, une réduction nette de 345,287 ménages déplacés (soit 1,471,767 personnes) est à noter. De plus, une réduction de 1,489 sites de déplacés est à observer comparativement à juillet 2010, lorsque le déplacement était à son pic en Haiti.

Depuis la parution de la dernière DTM (décembre 2014), le nombre de ménages déplacés a diminué de 4,988 (soit 14,717 personnes). Cette diminution a pour principale cause le rôle des programmes de subventions au logement. Cependant, cette diminution peut aussi être attribuée à un ajustement dans les chiffres du déplacement suite aux enregistrements détaillés effectués dans les sites ouverts et ayant permis d’obtenir un dénombrement précis ainsi qu’un profil de la population déplacée. De ces 4,988 ménages, 1,671 (soit 5,150 personnes) ont quitté de sites ouverts dans lesquels des programmes de subventions au logement sont en cours, et 3,322 ménages (soit 9,506 personnes) ont quitté des sites ayant été fermés grâce aux programmes de subventions au logement. En conséquence, depuis la période précédente, le nombre de sites de déplacés a diminué de 39. De ces sites, 38 ont fermé grâce aux programmes de subventions au logement et 1 site a fermé suite au départ spontané des déplacés qui y résidaient.

Globalement, le nombre de ménages déplacés a diminué de 96% par rapport aux chiffres de Juillet 2010 et de 24% par rapport à la dernière édition de la DTM parue en décembre 2014. En parallèle, le nombre de sites PDI a diminué de 96% par rapport aux chiffres de Juillet 2010 et de 37% par rapport à la DTM précédente parue en Décembre 2014.

Durant la période de janvier 2015 à fin mars 2015, 39 camps ont été fermés dont 38 grâce à des programmes de retour mis en œuvre par divers partenaires. Sur cette même période, un total de 4,988 ménages (soit 14,717 personnes) a été relocalisé grâce à des programmes de retour assistés. De plus, les familles vivant dans un camp de déplacés l’ont quitté spontanément – ce qui a résulté en la fermeture du camp. Aucun camp n’a fermé du fait d’une éviction, durant la période en question dans ce rapport.

Pendant cette période, Port-au-Prince a enregistré la plus grande diminution de sites et de population déplacée – avec 33 camps fermés par les programmes de subvention au logement et 2,599 ménages (soit 7,522 personnes) relocalisés durant cette période. Trois camps ont fermé à Delmas avec 549 ménages (soit 1,402 personnes) relocalisés vers un meilleur logement et deux camps à Carrefour (166 ménages soit 545 personnes relocalisés). Un camp composé de T-Shelter dans la commune de Croix-des-Bouquets, abritant 8 ménages, a fermé suite au départ spontané des PDI y résidant ; les évaluations de terrain ont révélé que suite à des menaces du propriétaire du terrain sur lequel le camp se trouvait, ces déplacés ont préféré laisser l’espace.

Des 1,555 sites PDI et 361,517 ménages déplacés identifiés au lendemain du séisme, 513 sites ont été fermés grâce à des programmes de subvention au logement (correspondant à 79,419 ménages ou 268,669 personnes relocalisées vers un logement meilleur).

Depuis 2010, un total de 14,444 ménages a été forcé de quitter 176 sites. Tandis que, 251,424 ménages (soit 1,142,528 personnes) ont spontanément quitté leurs sites, résultant en la fermeture de 800 sites.

HL/ HaïtiLibre

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henryjeanbaptiste
Posté le 15/04/2015 18:15:27
Une situation qui se complique, au fur et a mesure qu'on essaie de trouver une solution a l'amiable pour ces gens la. Puisque nous avons affaire avec des ménages économiquement, privé de toute possibilité d'emploi. Ce qui engendre aussi un délai considérable, pour trouver une alternative de logement pour eux. De toute façon on va finir par résoudre ce probleme.
 




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