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Haïti - Tomas : Les secours s’organisent en Haïti
09/11/2010 10:01:02

Haïti - Tomas : Les secours s’organisent en Haïti
L'ouragan Tomas est désormais loin du territoire haïtien. Non sans laisser ses impacts. Au nombre des régions les plus touchées figurent l'Artibonite, la Grand'Anse, l'Ouest et le Sud. Sur place, la Direction de la Protection civiles (DPC), aidée de ses partenaires, poursuit nombre d'actions pour répondre aux besoins des personnes des zones les plus affectées.

Selon le dernier bilan officiel, Tomas a occasionné 21 décès dont 7 dans le département de la Grand'Anse et 36 blessés. 9 personnes sont aussi portées disparues. A cela s'ajoutent quelques 1,004 maisons détruites et 5,336 autres endommagées.

A travers le territoire, l'on dénombre 6,610 familles sinistrées. La Protection civile et ses partenaires ont pu évacuer 48,235 personnes et 24,212 sont aujourd'hui dans des abris provisoires.

Parmi les villes les plus touchées, les Gonaïves. Sur place, l'on a constaté l'ouverture d'une brèche sur la rivière La Quinte suite à la montée du niveau des eaux occasionnant des inondations sur Bigot, Assipha et Descahos. La route du nord reliant les Gonaïves au Cap-Haïtien a été interrompue au niveau d'Ennery pendant quelques heures, suite à des éboulements.

Dans la commune de Grande Saline, la montée de la mer et les fortes averses en amont du fleuve ont occasionné des inondations suite au débit important de la rivière l'Artibonite et de son canal nord. Comme le souligne le Maire de Grande Saline, 75% des récoltes de riz, principale culture de la commune, sont perdues. Toujours selon le maire, «il est urgent de curer le canal nord de l'Artibonite entre Drouin et Dauphine afin d'éviter de futurs débordements de la rivière sur la route».

Pour Dorceus Dagobert, agriculteur de Dauphine, dans la commune de Grande Saline, et père de cinq enfants, l'inondation a eu des conséquences catastrophiques. « Nous avons tout perdu. Tout ce que nous avions planté sur une superficie d'un carreau de terre (1,29 ha) est irréversiblement parti ». Aussi, craint-il qu'« à la réouverture des classes, je n'aurai plus les moyens d'envoyer mes enfants à l'école. Je m'en remets aux mains des autorités ».

Selon Jean Michel Sabbat, coordinateur de la protection civile départementale, « la priorité était de rétablir les routes afin de pouvoir évaluer la situation et acheminer l'aide ». M. Sabbat a aussi fait remarquer que les écoles ont pu ouvrir ce lundi matin, mais qu'il est urgent de remplacer les tentes déchirées qui font office de classes.

Sur le terrain, les secours continuent de s'organiser. Les 10 Centres d'Opérations d'Urgence Départementales (COUD) sont activés et travaillent en synergie avec le Centre d'Opération d'Urgence National (COUN), établi au niveau du Palais national. De concert avec les acteurs humanitaires, ils procèdent aux évaluations des besoins d'urgence.

Une mission présidentielle s'est rendue, le samedi 6 novembre, dans le département du Sud, l'un des plus touchés, et a activé les opérations d'assistance à la population. Le Gouvernement haïtien a également débloqué 16 millions de gourdes pour les départements. « Des montants qui seront ajustés en fonction des besoins », lit-on dans un rapport préliminaire de la Direction de la Protection Civile (DPC).

Le Ministère des Travaux Publics Transport et Communication (MTPTC) et le Centre National d'Equipement (CNE) interviennent au niveau des infrastructures. Une tâche confiée également aux compagnies privées de génie national, comme Vorbe et Fils, et dominicaines, comme Estrella ainsi Amarante & Asociados, entre autres, engagées antérieurement dans la construction de routes pour le compte de l'Etat.

Ils s'activent, dans le Grand Sud, pour rétablir la communication sur les tronçons de routes coupées, effectuer des travaux de drainage pour favoriser l'écoulement des eaux, notamment. De même, la compagnie Estrella est intervenue sur la route du nord, entre Gonaives et Ennery, pour rétablir la circulation.

Par ailleurs, dans le Sud-Est, un autre département du Grand sud, nombreuses sont les voies endommagées, au nombre desquelles la route de l'amitié, reliant Jacmel à Léogane. Grâce à l'intervention des d'ingénieurs coréens de la Minustah, elle a été réouverte dimanche. Les coréens ont également travaillé à rétablir le trafic sur la route Jacmel/Cayes.

A Léogane, la Minustah a aussi commencé à réparer les berges de la rivière Rouyonne, à l'origine des inondations dans le centre-ville. Toujours à Léogane, les casques bleus sont à l'œuvre pour débarrasser la voie des arbres qui y empêchent la circulation. Autre action des casques bleus, des travaux pour déboucher un canal aux abords du camp provisoire Accra, notamment pour limiter les risques d'inondation dudit camp. La Minustah travaille aussi à la réhabilitation du pont de Fauché, à Petit-Goave.

Les soldats de la Paix ont aussi apporté leur contribution dans l'évacuation de personnes vulnérables des zones à risque vers des abris plus sûrs, notamment dans l'Ouest du pays, comme à Léogane, Grand-Goave, Petit Goave et à Port-au-Prince. Les casques bleus et l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) ont appuyé les efforts gouvernementaux dans l'évacuation de 3,000 déplacés d'un camp informel non loin du camp Corail Cesse-lesse. Les évacués sont provisoirement gardés dans un hôpital et une église de la Croix des Bouquets.

Dans le département du Sud, la Minustah a apporté son appui dans l'évacuation 2,762 personnes vers des abris provisoires aménagés par l'OIM and des ONG. Quelques 1,512 personnes évacuées viennent des Cayes. Dans l'Artibonite, les militaires et UNPol ont appuyé la PNH dans le transfert de 210 prisonniers des Gonaïves vers des centres de détention de St Marc (100), de Mirebalais (62) et au Pénitencier national, à Port-au-Prince, (48).

A travers le pays, 6,442 les casques bleus ont aussi mené nombre d'actions à caractère humanitaire comme l'assistance médicale, la distribution des rations alimentaires et 99,000 litres d'eau potables. Des actions qui ont vu l'implication de 6,442 soldats de la paix.

Les distributions de vivres sont également menées dans le Grand Sud, à Port-au-Prince et aux Gonaïves par le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Dans ces régions, le PAM a distribué des rations alimentaires à plus de 9,000 personnes. Par ailleurs, une équipe de l'OPS/OMS a été déployée à Port-au-Prince afin d'appuyer le dépôt médical de PROMESS dans la distribution du matériel médical aux hôpitaux, ce en coordination avec la DPC.

HL/ HaïtiLibre / Minustah

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