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Haïti - Sécurité : La PNH toujours très dépendante de la Minustah
05/09/2016 10:10:58

Haïti - Sécurité : La PNH toujours très dépendante de la Minustah
Le Conseil de sécurité de Nations Unies vient de publier le Rapport du Secrétaire général, sur la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) dont le mandat actuel se termine le 15 octobre 2016. Ce rapport rend compte des principaux faits survenus pour la période du 8 mars 2016, date de la parution du précédent rapport, au 31 août 2016. Il décrit les activités que la Mission a menées conformément au mandat que le Conseil lui a confié dans ses résolutions.

Extrait du rapport :

Capacités de la Police Nationale d’Haïti (PNH) :

« La Police Nationale doit résoudre ses problèmes d’ordre institutionnel et opérationnel avant de pouvoir fonctionner efficacement sans l’appui de la communauté internationale. Dans un certain nombre de domaines clefs, les seuils fixés ne sont pas atteints : c’est notamment le cas s’agissant du nombre de policiers par habitant, de la couverture géographique affichée par la force, de sa capacité à gérer les troubles à l’ordre public et la criminalité et de sa gestion interne. Compte tenu de la récente décision de réduire le nombre d’élèves policiers et du taux annuel d’attrition, on prévoit que la Police nationale comptera 14,000 agents en février 2017, et que le ratio police/population s’établirait à environ 1,3 policier pour 1,000 habitants. Cela signifierait un progrès important par rapport aux ratios de 2012 et 2004, soit respectivement 0,98 et 0,73, mais on resterait en deçà du ratio de 2,2 policiers pour 1,000 habitants constaté à l’échelle mondiale. Le pourcentage de femmes restera quant à lui de 9 %, c’est à dire en deçà de la cible de 11 %.

Malgré les progrès accomplis suite à la création de l’Académie nationale de police en 2012 et la mise en oeuvre de programmes de formation de haute tenue, environ un quart des postes de cadres de la police restent vacants, ce qui a entraîné des défaillances dans la gestion de l’institution. S’agissant de la couverture géographique, la police n’est présente que dans 261 des 570 communes du pays.

Dans l’ensemble, le nombre de postes de police demeure insuffisant et il faudrait davantage de personnel dans chaque station, en particulier le long de la frontière et dans les eaux territoriales, de même qu’il faudrait renforcer les effectifs de la police des transports, de la police scientifique et des sections d’enquêtes criminelles.

Néanmoins, la police a fait preuve de l’amélioration de ses capacités en matière de gestion des troubles à l’ordre public et de lutte contre la criminalité. Au cours de la période considérée, les compagnies de maintien de l’ordre ont réussi à gérer les manifestations avec un soutien minimal de la Minustah. La police a également fait des progrès considérables grâce à l’amélioration de la formation dans certains domaines tels que les activités de la police judiciaire, la lutte contre les stupéfiants et la lutte contre les enlèvements. Cependant, dans d’autres domaines, comme la sensibilisation aux droits de l’homme, le contrôle interne, la planification stratégique et l’entretien des installations et des équipements, l’institution a encore besoin de l’aide de la communauté internationale.

La police a également continué de dépendre de l’appui de la Minustah dans le domaine de la lutte contre la criminalité et contre la violence des bandes de rue. À cet égard, la police ne dispose toujours pas d’un bureau de renseignement criminel efficace pouvant produire des informations fiables, ni de ressources permettant de mener des enquêtes criminelles afin de prévenir et de résoudre les crimes graves et de lutter contre les réseaux criminels organisés.

Malgré les progrès réalisés dans la mise en oeuvre d’initiatives de police de proximité dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, l’action de la Police nationale pêche par l’absence d’une mise en oeuvre coordonnée et globale de programmes de proximité à l’échelle nationale. Dans l’ensemble, si elle est en mesure de fonctionner relativement correctement dans la grande zone métropolitaine de Port-au-Prince, grâce aux conseils et à l’appui opérationnel que lui fournit au jour le jour la Minustah, la Police nationale continuera d’avoir besoin d’une assistance internationale pour combler les lacunes sur le plan administratif et pour parvenir à décentraliser ses services et à les étendre en dehors de la capitale. »


HL/ HaïtiLibre

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Hansy Jean-Louis
Posté le 06/09/2016 11:05:38
Faisons notre police à notre manière selon nos besoins et notre capacité. On n'a pas besoin de blanc pour nous dire quoi faire. [hors sujet] Créons la richesse avec nos ressources naturelles pour financer nos affaires [hors sujet] Nos policiers méritent honneurs et respect. Cessez d'être naïfs politiciens nos policiers ont besoin de faire leur travail .
Ronald
Posté le 05/09/2016 11:48:12
Cela prouve encore combien nos politiciens sont des démagogues ne sachant pas vraiment ce qu'ils disent. Certains d'entre eux parlent de la souverainté nationale. Comment Haiti peut avoir sa souverainté alors qu'il n'a pas d'armée et que sa force de police est dépendante de la Minustha?
 




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