Téléchargez le décret et le calendrier électoral révisés, publiés au journal officiel





iciHaïti - Vers un renforcement des liens de coopération avec l’Espagne

iciHaïti - Rep. Dom. : 20 millions $US pour la Force de Répression des Gangs

iciHaïti - Cap Haïtien : Mission d’Urgence Interministérielle

iciHaïti - Social : L’Administration Générale des Douanes paralysée

iciHaïti - Rep. Dom. : Le Consul d’Haïti à Santiago a rencontré la Fédération protestante des pasteurs haïtiens


+ de nouvelles


Zapping Haïti du 1er mai 2026

Éducation Nationale : Important atelier d’Orientation Stratégique en Haïti

Haïti : Signature d’un accord de coopération scientifique et de mobilité UEH/QTR

Suivi des engagements de Washington sur les personnes déplacées et le rapatriement des migrants en Haïti

Fin de mission en Haïti de la Princesse Sarah Zeid, entre admiration et colère


+ de nouvelles



Haïti - Politique : Le Chancelier Délienne à l’ONU explique la migration des haïtiens
27/09/2016 10:36:12

Haïti - Politique : Le Chancelier Délienne à l’ONU explique la migration des haïtiens

En amont de la 71ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Chancelier haïtien Pierrot Délienne a participé à un sommet organisé autour de la question des réfugiés et des migrants, où 193 membres se sont engagés à répondre plus efficacement à la grave crise migratoire et ont adopté, unanimement une déclaration commune en vue de « protéger les droits fondamentaux de tous les migrants, accroître le soutien aux pays d’accueil débordés et promouvoir l’éducation des enfants réfugiés ».

Dans son intervention le Chancelier Délienne a expliqué le phénomène migratoire haïtien.

Extrait du discours du Chancelier Délienne :

« [...]

Monsieur le Président,

[...]

Au début du vingtième siècle un grand nombre de paysans haïtiens ont été chassés de leur terre. Curieusement, au même moment, des investissements massifs ont été effectués dans des pays voisins d’Haïti. Une nouvelle division internationale du travail a donc été créée dans la région, selon laquelle, certains pays devaient recevoir des investissements et d’autres comme Haïti devaient fournir la main-d’œuvre. Depuis, le sort des haïtiens était scellé.

Ces premiers flux migratoires, qui conduisaient les paysans haïtiens vers Cuba et la République Dominicaine, furent suivis par d’autres courants impliquant des citoyens appartenant à d’autres couches sociales qui fuyaient la dictature, les répressions politiques et l’absence de perspective d’amélioration de leurs conditions d’existence.

Au cours des dernières années, la stratégie adoptée par certains Etats qui, sous le couvert du regroupement familial, ont mis en œuvre une politique “d’immigration choisie” privant ainsi le pays de la contribution de ses maigres ressources humaines capables de planifier et d’accélérer le processus de développement national, a nettement aggravé la situation.

Aujourd’hui, la fragilité de notre économie, le manque d’emplois rémunérateurs et productifs ainsi que la frilosité de la solidarité de la communauté internationale ont poussé les haïtiens vers les pays de l’Amérique latine à la recherche d’un mieux-être. Nous sommes persuadés que s’ils pouvaient trouver du travail chez eux ils n’iraient nulle part, sauf pour satisfaire leurs curiosités intellectuelles.

Monsieur le Président,

Le problème migratoire et l’explosion des flux des réfugiés ne trouveront pas de solution adéquate si l’on ne cherche pas à les résoudre à leur source et dans la durée. [...] Si les peuples ne peuvent pas vivre en Paix chez eux, [...] s’ils ne peuvent pas trouver du travail dans leur propre pays et exporter leurs biens ils n’auront d’autres choix que de s’exporter eux-mêmes.

Toute solution durable à la problématique de la migration internationale passe [...] par une solidarité plus agissante et plus ouverte entre les nantis et les démunis.

[...] La mobilisation et l’orientation des ressources pour le financement du développement doivent se faire avec une emphase particulière sur les pays et les régions d’origine des flux de migrants, car la création de richesse, d’emplois massifs ont pour principale finalité de maintenir les populations et les ressources humaines sur leur territoire.

En cela, la République d’Haïti, appelle les institutions financières internationales à revoir leurs stratégies et leurs politiques vis-à-vis de ces pays, en particulier des pays considérés comme bénéficiaire des nombreuses initiatives d’allègement ou de rééchelonnement de la dette, notamment l’initiative en faveur des petits pays pauvre très endettés (initiative PPTE). Concrètement, il faut trouver des mécanismes permettant à ces pays en situation particulière de revenir sur le marché financier international pour pouvoir disposer des ressources nécessaires à leur décollage ou à leur développement. C’est par ce biais seulement que nous parviendrons, sinon à résorber les problèmes migratoires, du moins à en mitiger les conséquences [...] »

HL/ HaïtiLibre



Twitter Facebook Rss
Envoyer l'article à... Nouvelles du Jour...
Read in English


Réagissez à cet article
Pseudo :
Email :

Votre adresse email ne sera pas divulguée - Commentaire refusé si votre adresse email est fausse


0 caractères saisis. | 1500 caractères restants.
Avant de réagir lisez notre charte de modération


 




Pourquoi HaïtiLibre ? | Contactez-nous | Charte de modération | Privacy policy | English
Copyright © 2010 - 2026
Haitilibre.com -n