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Haïti - Sécurité : Incendie de marchés publics, réactions du RNDDH ! 23/02/2018 08:58:06
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Suite à l’incendie du Marché Hyppolite (Marché en Fer) dans la nuit du 12 au 13 février https://www.haitilibre.com/article-23556-haiti-flash-le-marche-en-fer-ravage-par-un-incendie.html et celui du Marché « nan gerit » (Marché du Port) le 18 février https://www.haitilibre.com/article-23596-haiti-flash-le-marche-public-nan-gerit-ravage-par-un-incendie.html le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) « reste convaincu que ces incendies de marchés publics ne constituent pas des actes isolés. Il serait en effet trop facile de mettre sur le compte de l’accident [...] Par ailleurs, avec crainte et inquiétude, le RNDDH commence à croire que la rumeur selon laquelle l’incendie est depuis quelque temps utilisé comme un outil de lutte pour s’en prendre à des adversaires politiques et économiques ou pour déstabiliser un régime en place, se confirme. Cependant, si tel est le cas, l’incendie représenterait alors une arme redoutable, compte tenu du fait que le pays ne détient pas de cellules anti-feu bien équipées ni des ressources humaines suffisantes et bien formées pour lutter contre les incendies. » Le RNDDH se dit « alarmé par la légèreté avec laquelle des autorités politiques banalisent, sur les ondes de radio, les incendies de marchés publics et s’empressent de partager leurs premières impressions relatives à ces cas, avec l’opinion publique. Il s’agit d’un comportement qui risque de faire obstruction à la justice ou pire, de faire cheminer les enquêtes dans une direction donnée [...] et constate qu’à l’instar des autorités politiques, certaines autorités policières font le jeu des pyromanes, en apportant des réponses prématurées et émotionnelles aux incendies, tentant par-là de calmer les esprits mais du coup, empêchant à la police et à la justice de travailler dans la sérénité dont elles ont besoin pour mener leurs enquêtes. » En ce sens, le RNDDH estime de son devoir de souligner « que c’est aux institutions policière et judiciaire qu’il revient de mener des enquêtes techniques avant de partager avec le public les résultats de celles-ci et d’indiquer si les incendies sont accidentels ou criminels. C’est à ce prix que, s’il s’agit d’actes criminels, leurs auteurs matériels et intellectuels seront arrêtés et traduits par-devant les instances de jugement et que s’il s’agit d’accidents, les mesures seront prises pour fixer les responsabilités de ceux qui se seraient rendus responsables de ces accidents et empêcher leur répétition. » HL/ HaïtiLibre
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