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Haïti - Économie : Dépréciation de la Gourde, les banques ne sont pas responsables !
25/02/2019 09:08:34

Haïti - Économie : Dépréciation de la Gourde, les banques ne sont pas responsables !
L’Association Professionnelle des Banques (APB), alertée par des propos irréfléchis et mensongers véhiculés sur les réseaux sociaux et certaines stations de radios haïtiennes, qui à des fins inavouées, alimentent des rumeurs dans un climat social volatil, faisant croire que les Banques sont responsables de la dégringolade de la Gourde par leur capacité supposée, de manipuler le taux de change. Ces fausses affirmations peuvent mettre en péril l’intégrité du système bancaire haïtien et de ce fait l’APB tient à faire une mise au point .

L’APB rappelle que le secteur bancaire est strictement réglementé par la Banque Centrale qui lui impose un rapport quotidien et une stricte transparence de ses activités professionnelles l’obligeant à se conformer au respect des règles, sous peine de sanction et de pénalités importantes.

« Parmi ces règles, les banques doivent se conformer à la Circulaire 81-5 qui définit les conditions dans lesquelles les Banques peuvent exercer leurs opérations de change. Cette Circulaire impose quotidiennement aux Banques un ratio maximal de 0.5% de leur position de change par rapport à leur fonds propres. Tout excès de cette position est automatiquement racheté par la Banque Centrale le lendemain au taux de référence, établi, par cette dernière. Cette mesure assure que tous les jours, aucune banque ne peut garder une position de change qui pourrait être utilisée à des fins spéculatives. Par exemple, une banque dont les fonds propres seraient de 100 millions de Gourdes ne peut avoir, en fin de journée, une position de change dont l'équivalent en devises excéderait 500 mille Gourdes.

« Les banques sont des intermédiaires sur le marché des changes au même titre qu’une multitude d’autres intervenants (agents de change, particuliers, des maisons de commerce...). Sur les 342 millions de dollars américains qui devraient, théoriquement s’échanger mensuellement sur le marché des changes (242 millions de dollars de transfert et 100 millions des entreprises d’exportations) seulement 200 millions transitent par le système bancaire haïtien. Il est donc trompeur de penser que les banques monopolisent le marché des changes.

« Par ailleurs, l’APB tient à souligner que l'accélération de la dépréciation de la monnaie locale est le résultat de la dégradation de l’environnement macro-économique alimentée essentiellement par un déséquilibre des finances publiques, comme l’a admis le Ministre de l’Economie et des Finances. En effet, on a observé que le financement monétaire du déficit public a atteint plus de 25 milliards de Gourdes au 30 septembre 2018. De plus, ce déficit sans précédent, dont le financement par la Banque Centrale est à 0% de taux d’intérêt, a continué à croître au cours du nouvel exercice et s’est établi, en moins de 4 mois, à près de 10 milliards de Gourdes additionnelles, portant le déficit cumulé à date à près de 35 milliards de gourdes. Ceci a un impact direct sur l’accélération de la dépréciation de la monnaie nationale observée au cours de ces six derniers mois (40% sur une base annuelle) et nourrit également les fortes anticipations négatives des agents économiques relatives à la valeur future de la gourde par rapport au dollar américain.

« Par conséquent, pour enrayer la dépréciation de la monnaie nationale, les pouvoirs publics devraient faire preuve de discipline fiscale, et prendre des mesures drastiques pour freiner le rythme du déficit public et éviter de faire appel à la Banque Centrale pour financer directement l'Etat en actionnant la planche à billets. Plusieurs pays à travers le monde, qui ont fait appel d’une manière exagérée à ce mécanisme de financement se sont vite retrouvés face à une forte dépréciation de leurs monnaies et à des conséquences désastreuses sur leur économie.

HL/ HaïtiLibre

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