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Haïti - Sécurité : 205 manifestations depuis décembre, la PNH à la limite de ses capacités
09/03/2019 08:28:46

Haïti - Sécurité : 205 manifestations depuis décembre, la PNH à la limite de ses capacités
Selon le Rapport du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, sur la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (Minujusth), publié la semaine écoulée sur les 205 manifestations qui ont eu lieu depuis décembre en Haïti, 38 ont nécessité la mobilisation de ressources internes qui dépassaient la capacité opérationnelle de la Police Nationale d’Haït (PNH)

Extrait du rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice (Minujusth) en Haïti :

« La police nationale a assuré de façon de plus en plus autonome la sécurité dans l’ensemble du pays. La bonne performance dont elle a fait preuve à l’occasion des récentes manifestations témoigne de sa force accrue de maintenir l’ordre dans tout le pays. Cependant, sur les 205 manifestations qui ont eu lieu depuis décembre, 38 ont nécessité la mobilisation de ressources internes qui dépassaient la capacité opérationnelle normale des unités de la police chargées du maintien de l’ordre.

De plus, pour faire face à un regain d’activité des bandes criminelles au troisième trimestre 2018, la police nationale a élaboré une stratégie d’interventions ciblées dans les quartiers de Port-au-Prince du Village de Dieu, de La Saline et plus récemment, de Savanne Pistache. De ce fait, sur 12 opérations majeures, 4 ont été menées par la police nationale avec l’appui limité de la Mission. La PNH a également assumé l’entière responsabilité des opérations menées dans le Département de Grande-Anse et a augmenté sa capacité dans le département de l’Ouest à la suite du départ de deux unités de police constituées au cours de la période considérée, devenant ainsi autonome dans 6 des 10 départements d’Haïti, où ses unités de maintien de l’ordre opèrent sans le soutien de la Mission.

À une réunion du comité directeur pour le plan de développement stratégique de la police nationale tenue en janvier, les donateurs ont été informés que sur 133 mesures prioritaires, 96 étaient en cours d’exécution. Cependant, le projet de loi de finances pour l’exercice 2019/20, qui prévoit d’affecter 6,24 % du budget total de l’État à la police nationale, ne permettra pas de maintenir le rythme d’exécution actuel.

Sur la base d’un audit mené par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, le Directeur général de la police nationale a retiré des états de paie un certain nombre d’agents inactifs, ramenant ainsi le nombre d’agents opérationnels à 15,051, dont près de 10 % de femmes, ce qui correspond à un ratio de 1,32 agent de police pour 1,000 habitants.

Le personnel de police déployé dans les départements a augmenté, passant à 35 % de l’effectif total. Dans le même temps, les efforts de recrutement se poursuivent et la 30ème promotion de police, qui compte 671 élèves, dont 142 femmes, a entamé son 7e mois de formation. La Mission et l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) collaborent avec l’École de police à la mise au point de stratégies visant à accroître le nombre de candidates. Il faudrait accroître le nombre de femmes parmi les rangs de la police, non seulement pour la plus rendre plus efficace dans l’ensemble mais également pour appuyer la réforme du secteur de la sécurité et remédier au problème des crimes de violence sexiste.

En janvier, la police nationale a mis en place un système d’évaluation des agents, qui avait été appliqué à titre pilote en 2018. Les nouvelles évaluations de la performance feront partie d’un système de promotion fondé sur le mérite. La Mission a financé une formation à la vérification interne des comptes, d’une durée de 15 jours, à l’intention de l’Inspection générale de la police nationale et de sa Direction des finances, afin de renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption. En vue de décentraliser ses fonctions de contrôle hors de Port-au-Prince, l’Inspection générale a rédigé une proposition de projet pilote devant être lancé dans l’un des quatre départements où ce programme sera à terme appliqué.

Le programme régional d’encadrement et de conseil à l’intention des hauts responsables des forces de police est en cours de révision afin de mieux l’adapter aux besoins, compte tenu de la transition prévue de la présence de l’ONU. Le nouveau modèle assurera la viabilité du transfert des aptitudes et compétences en matière de gestion, dont pourront tirer parti non seulement les hauts responsables, mais également le personnel intermédiaire et les cadres.

La composante police de la Mission a continué de mener des activités de formation sur la violence sexuelle fondée sur le genre à l’intention des acteurs de la chaîne judiciaire, en vue de parvenir à une entente commune sur les soins à prodiguer aux victimes et de mettre en commun les meilleures pratiques. Le projet de mobilisation contre la violence fondée sur le genre, exécuté dans le cadre du programme de lutte contre la violence de proximité sous la forme d’ateliers de sensibilisation dans les départements de l’Artibonite, de la Grand-Anse et du Sud, qui ont bénéficié a 11,864 personnes dont 7,635 femmes, a été mené à bien.

Un groupe de travail ad hoc a été mis en place dans chaque département pour rassembler les représentants de l’État et des autres secteurs engagés dans le traitement judiciaire des cas de violence fondée sur le genre et pour repérer les goulets d’étranglement et les solutions possibles. »


HL/ HaïtiLibre

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