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Haïti - Social : Situation difficile pour les syndicats et les travailleurs
28/06/2011 13:43:02

Haïti - Social : Situation difficile pour les syndicats et les travailleurs
Les employeurs, les travailleurs, les ONG, les gouvernements et les institutions internationales ont tous un mot à la bouche : travail. Le communiqué final de la Conférence de New York déclare sans équivoque: « Les Haïtiens ont besoin d’accéder à l’emploi ». Les organisations syndicales s’inquiètent cependant du type d’emploi dont il est question. « Les politiques de travail décent dans le cadre de la reconstruction ne sont pas envisagées par les institutions gouvernementales, les employeurs ou la communauté internationale, y compris les Nations Unies, plus préoccupés par les questions urgentes », alerte Antonio Cruciani, le représentant de l’Organisation internationale du travail (OIT) en Haïti. « L’OIT est la seule à s’être efforcée d’inclure la notion de travail décent dans ses stratégies ».

Le principal défi pour le mouvement syndical haïtien est désormais de diffuser une culture de promotion du travail décent dans tous les secteurs de la société, une première dans l’histoire d’Haïti. Les lois n’existent que sur le papier. La plupart des syndicats n’ont pas les moyens d’agir. Qui plus est, les travailleurs vivent dans la peur et l’intimidation. Ils savent que toute rumeur ou tentative de s’organiser ou de promouvoir les syndicats est une menace pour leur emploi. Les exemples ne manquent pas, ici ou ailleurs, de personnes qui ont tenté de soulever certaines questions ou de promouvoir le changement et qui, par représailles, ont été licenciées.

« Compte tenu de la pénurie d’emplois, les travailleurs n’osent en aucune façon irriter leur employeur. Par conséquent, ce n’est pas seulement le syndicalisme, mais également un ensemble d’actions pouvant améliorer les conditions des travailleurs qui ne sont pas abordés ni débattus [...] » précise Anthony Jones, représentant de la CSI en Haïti.

Le mouvement ouvrier essaie d'entrer dans la reconstruction du pays, mais connait de grandes difficultés « Les syndicats en Haïti, à bien des égards, reflètent l'état de l'économie. [...] Aujourd'hui, les travailleurs formels ne représentent qu'environ 2% du total et quelques syndicats ont des membres dans le secteur informel. Par conséquent, la capacité d'influence des syndicats est faible » souligne Anthony Jones, le Représentant de la CSI et de la Confédération syndicale des travailleurs / des Amériques (CSA).

Un autre coup dur pour le mouvement syndical haïtien, sont les privatisations commencées il y a quelques années [Minoterie, et Ciments d’Haïti entre autres...] et toujours d’actualité. Quelques jours avant le séisme, le Président René Préval a privatisé la compagnie de téléphone Teleco [vendu à la compagnie vietnamienne Viettel] conduisant au licenciement de 2 800 salariés. «...La vague de privatisation, promue par le Gouvernement, affecte tous les syndicats du pays [...] parce que seul le secteur public est vraiment organisé. Dans le secteur privé, les employeurs n'acceptent pas que l’on mentionne le mot - syndicat - » explique Raphaël Dukens, le Secrétaire Général de la Confédération des travailleurs Public et du Secteur Privé (CTSP).

Les zones franches, sont clairement identifiées comme des endroits où les employeurs ne respectent pas les droits des travailleurs. Comme ces zones n’ont pas été affectées par le séisme de janvier 2010, elles sont la cible de nombreux Haïtiens qui cherchent un emploi « stable », prêt a accepter n’importe quelles conditions y compris l’absence d’un plan social minimum.

Malgré les conditions de travail pénible dans les ateliers, un projet public-privé de 248 millions de dollars a été signé pour la création d'un nouveau parc industriel au Nord d'Haït, avec la promesse de création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Un projet où les syndicats n’ont pas été invités à participer...

HL/ HaïtiLibre

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