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Haïti - Justice : Deux journalistes haïtiens détenus arbitrairement
29/06/2011 15:33:30

Haïti - Justice : Deux journalistes haïtiens détenus arbitrairement
Ernst Joseph et Wolf « Duralph » François, les propriétaire de « Radio Prévention » et animateurs de l’émission « Les ont dit », ont été arrêté le 22 juin 2011, pour diffamation, trouble à l’ordre public et bris de biens publics, selon Me Alix Civil, Commissaire du Gouvernement auprès du tribunal de première instance de la ville de Petit-Goâve (Sud),

Reporter sans Frontière, rappelle que la législation haïtienne, contrairement à la tendance générale sur le continent, prévoit toujours des peines de prison en cas de diffamation. Or, une incarcération, pour un délit de presse. est contraire aux standards internationaux en matière de liberté de presse et à la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.

Outre les poursuites judiciaires pour diffamation, cette procédure arbitraire, à l’encontre de ces deux journalistes révèle un abus de pouvoir qui constitue une autre forme de censure.

Selon Guyteau Mathieu, le Secrétaire Général de l’Association des médias de la région des Palmes, les animateurs ont été convoqués au parquet de Petit-Goâve, le 22 juin 2011, suite à une pétition signée par des officiels, dont Justal Ronald, le Maire de la ville et des membres de la société civile, pour répondre à des questions relatives à des informations et opinions émises au cours de leurs émissions.

Deux groupes de sympathisants accompagnaient respectivement les journalistes et le Maire au tribunal. Des accrochages ont éclaté entre les deux groupes, des pierres ont été lancées contre les locaux du parquet, plusieurs personnes ont été blessées. C’est alors que le Commissaire du Gouvernement a ordonné l’arrestation d’Ernst Joseph et de Wolf « Duralph » François, qui se trouvaient alors dans son bureau.

D’après Joseph Guyler C. Delva, le Secrétaire Général de SOS Journalistes, le Commissaire du Gouvernement aurait considéré les journalistes comme responsables des actes commis par certains de leurs sympathisants. Un juge de Paix a apposé des scellés le même jour sur les locaux de la station et saisi le matériel dans un véhicule de la police. Depuis, les deux journalistes auraient été transférés au commissariat de police de Carrefour, [zone métropolitaine de Port-au-Prince].

Reporters Sans Frontières demande la libération immédiate et inconditionnelle des deux journalistes et exige des autorités l'ouverture d'une enquête impartiale et la restitution des équipements confisqués.

HL/ Reporter Sans Frontière

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flegentz
Posté le 30/06/2011 02:02:46
(Un juge de Paix a apposé des scellés le même jour sur les locaux de la station et saisi le matériel dans un véhicule de la police.) Cette information [de RSF] reste à verifier, parce que dans la nuit du mème jour ,le petit frère de Joseph Ersnt, Joseph Bernard a présenté une émission spéciale à ligne ouverte sur les ondes de la Radio Prévention. Merci
RTCMA
Posté le 29/06/2011 22:43:20
Je ne sais rien sur le contenu de leur emisssion. Certes, la procédure est tout simplement un abus d'autorite et une obstruction a la liberté. Sous quelle base peut-on jeter des journalistes en prisons et procéder a la saisie du matériel d'une station de radio? Le Conatel a la réponse. En cas d'un délit de presse, de diffamation... la legislation hiaitienne a tracé la voie à suivre. Donc en rapport a une émission quelconque, toute réaction contradictoire et qui viserait la liberté, le physique et le droit du journaliste est contraire aux libertés d'expression. Les journalistes incarcérés doivent être relâché le plus vite que possible, en attendant que la lumière soit faite sur les accusations portées contre eux. Les temps ont changé et les autorités haitiennes doivent se placer à la dimensions du temps...
doujilove
Posté le 29/06/2011 20:17:13
Je penses qu'il est temps de laisser la justice haitienne faire son travail. Puisque c'est des journalistes, ils ont le droit de dire ce qu'ils veulent et faire ce qu'il veulent? Aujourd'hui, nous voulons un pays nouveau avec des citoyens conséquent et justes. Nous ne voulons pas des traitres ni des vendeur de pays.
 




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