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Haïti - Insécurité : Situation en Haïti, rapport de l’ONU
18/06/2021 10:10:53

Haïti - Insécurité : Situation en Haïti, rapport de l’ONU
Jeudi 17 juin 2021 dans l’après-midi, le rapport périodique (tous les 120 jours) du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), sur la situation en Haïti, a été présenté au Conseil de Sécurité des Nations-Unis à New York.

« […] Le rapport indique à propos de la sécurité que les conditions de sécurité ont été marquées par une forte hausse du nombre d’enlèvements (171 faits signalés au cours des quatre premiers mois de 2021), phénomène qui touche toutes les sphères de la société et fait naître un sentiment d’anxiété généralisé. La faible efficacité des autorités dans la lutte contre la criminalité, notamment l’échec d’une opération de police menée en mars à Village de Dieu, un bidonville situé en bord de mer dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, ont porté un nouveau coup à la confiance des citoyens dans la capacité de l’État à assurer la sécurité publique.

Le sentiment d’insécurité s’amplifie devant la grande inefficacité des mesures prises par les pouvoirs publics pour lutter contre la criminalité et la violence des bandes armées. L’incapacité à rétablir et à maintenir l ’ordre dans toute la zone métropolitaine de Port-au-Prince a été mise en évidence par plusieurs affaires graves, notamment l’évasion de nombreux détenus survenue à la prison de la Croix-des-Bouquets le 25 février, l’opération de police ratée à Village de Dieu le 12 mars et les attaques menées par des bandes organisées à Bel-Air les 31 mars et 1er avril.

Le sentiment d’insécurité a également été exacerbé par la flambée de certaines formes de criminalité. Les enlèvements ont connu une augmentation de 36 % au cours des quatre premiers mois de 2021 (171 enlèvements signalés contre 110 au cours des quatre derniers mois de 2020). Cette tendance alarmante, et notamment le rapt d ’un groupe d’une dizaine de personnes (dont 7 religieux haïtiens et français le 11 avril), a alimenté le mécontentement de la population et conduit l’Église catholique, suivie par les écoles et le secteur privé, à observer un arrêt de travail en signe de protestation. Les homicides volontaires ont progressé de 17 % (525 faits signalés de janvier à avril contre 436 au cours des quatre derniers mois de 2020). Fait notable, les policiers sont de plus en plus la cible des représailles des bandes (18 tués et 35 blessés). La Police nationale d’Haïti a enregistré une recrudescence des vols à main armée commis par des criminels de droit commun circulant à moto ainsi que des activités des bandes armées ciblant les clients de banques et les entrepreneurs locaux. Les désordres civils ont grimpé de 30 % par rapport aux quatre mois précédents (486 faits enregistrés , de janvier à avril, dont 410 n’étaient pas pacifiques). Les faits de violence fondée sur le genre signalés par le système national de santé ont augmenté de 19% entre janvier et avril, tandis que la police a constaté une baisse de 44 % du nombre de viols signalés (39 contre 56).

Le Conseil supérieur de la police nationale a pris une série de dispositions pour répondre aux préoccupations croissantes en matière de sécurité publique : renforcement des contrôles exercées sur les transactions bancaires pour geler les avoirs financiers des groupes criminels ; renforcement des inspections conjointes de la police et des douanes dans les principaux ports maritimes ; renforcement du contrôle des sociétés de sécurité privées pour endiguer le trafic d’armes. Pour décourager les enlèvements, l’ancien Premier Ministre et Président du Conseil supérieur, M. Jouthe, a interdit l’utilisation des vitres teintées sur tous les véhicules ne portant pas de plaques d’immatriculation officielles ou diplomatiques, tandis que le Directeur général de la police nationale par intérim a mis en place une cellule anti-kidnapping et un numéro de téléphone permettant de signaler des faits suspects à la police. Ces mesures ont été largement critiquées, certains y voyant des mesures ponctuelles ne s’inscrivant pas dans un plan général de sécurité publique .

Dans ce contexte, le Président a demandé à l’Organisation des Nations Unies d’apporter une aide supplémentaire pour faire face à la montée de la criminalité et de la violence, qui exacerbe une situation socio-économique déjà désastreuse. L’Organisation a alors dépêché une équipe supplémentaire de conseillers principaux pour les questions de police afin de renforcer les moyens de renseignement et d’enquête de la police dans le cadre des stratégies de lutte contre les bandes organisées et de réduction de la violence.

Début avril, le Premier Ministre d’alors a constitué le premier groupe de travail interministériel sur le projet de stratégie nationale de réduction de la violence de proximité, le chargeant d’achever la mise au point de la stratégie et d ’élaborer une riposte immédiate et intégrée à la violence des bandes en se fondant sur les priorités nationales et en réalignant les priorités des projets existants s ’il y a lieu. Le groupe de travail doit remettre son rapport à la primature d’ici à la fin du mois de juin. Par ailleurs, les organisations de femmes des quartiers touchés par les activités des bandes ont été consultées sur le projet de stratégie par la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion en vue d’éclairer le travail du groupe de travail et de renforcer le rôle des femmes dans la consolidation de la paix en les associant dès le début aux programmes de réduction de la violence de proximité, en commençant par la définition de s chefs locaux, des participants et des bénéficiaires des programmes.

Parallèlement, un groupe de travail dirigé par le Ministère de la justice et de la sécurité publique a achevé l’examen du projet de loi sur les armes à feu et les munitions, dans le cadre d’un projet sur la gestion des armes et des munitions financé par le Fonds pour la consolidation de la paix et mis en oeuvre par le PNUD avec le concours du BINUH et du Centre régional des Nations Unies pour la paix, le désarmement et le développement en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le Gouvernement a également demandé à l ’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement de procéder à une évaluation de référence de la gestion des armes et des munitions en Haïti afin d ’éclairer l’élaboration d’un plan d’action national conforme à la Feuille de route de la Communauté des Caraïbes pour la mise en oeuvre des priorités des Caraïbes en matière de prolifération illicite des armes à feu et des munitions dans la région d’une manière durable d’ici à 2030.

Les préparatifs se sont poursuivis en ce qui concerne la mise en oeuvre du projet de réduction de la violence communautaire financé par le Fonds pour la consolidation de la paix et visant à cartographier les plateformes locales et à mieux soutenir les efforts de développement socioéconomique à long terme dans les zones touchées par les bandes. L’UNOPS, le PNUD, le BINUH et le Fonds des Nations Unies pour la population ont organisé des réunions de coordination avec les partenaires d’exécution, les représentants des populations locales et les pouvoirs publics dans le but de définir une vision stratégique commune pour l’intervention dans les quartiers fragiles de Martissant et de La Saline à Port -au-Prince.

Enfin, le Fonds pour la consolidation de la paix a approuvé un nouveau projet visant à prévenir la violence, à gérer les conflits, à renforcer le dialogue et à lutter contre la violence fondée sur le genre en 2021 . Doté d’un budget de 1,5 million de dollars, ce projet doit être mis en oeuvre par le PNUD et ONU-Femmes en partenariat étroit avec le BINUH. Dans le cadre de l’application de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité, l’initiative Spotlight s’est également associée au Women’s Peace and Humanitarian Fund pour mobiliser un financement de 1,2 million de dollars axé sur le fonctionnement institutionnel et l’exécution des programmes au profit d’organisations de la société civile qui travaillent à prévenir et à combattre les violences à l’égard des femmes et des filles. »


Téléchargez la déclaration complète d’Helen La Lime, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unis en Haïti, devant le Conseil de sécurité (PDF) : https://www.haitilibre.com/docs/la-lime-17-06-2021-fr.pdf

HL/ HaïtiLibre

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