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Haïti - FLASH : Impacts de la violence armée sur les écoles de Port-au-Prince (enquête) 25/06/2022 09:21:14
Une enquête réalisée du 18 avril au 10 mai 2022, soutenue par le Fonds des Nations-unies pour l'enfance (UNICEF) dans les quartiers défavorisés et difficiles d’accès de la région métropolitaine de Port-au-Prince dont Cité Soleil, Croix-des-Bouquets, Delmas, Ganthier, Pétion-Ville et Tabarre, dont les résultats ont été présenté vendredi 24 juin, révèle que sur un total de 3,000 écoles ciblées, 290 (9,6%) ont été attaquées directement par des groupes armés et 174 d’entre elles (60%) ont été victimes d’actes de vandalisme : perte de matériels didactiques, d’archives, de mobiliers, etc… Les dégâts touchent également les murs de clôture et les bâtiments scolaires dont 7 ont été totalement détruits, 54 écoles, ont été contraintes de fermer leurs portes depuis plusieurs mois alors que 239 écoles sont perturbées dans leur fonctionnement. Parmi ces 239 écoles fermées ou dysfonctionnelles, 8% sont occupés soit par des groupes armés, soit par des refugiés ou déplacés, soit par d’autres personnes. Trois facteurs expliquent la fermeture ou le dysfonctionnement de ces écoles : Rivalités entre les groupes armés ; affrontements entres les groupes armés et la police ; difficultés pour les enseignants d’accéder à leurs lieux de travail (routes bloquées par les groupes armés : barrages dressés par la police ou la mairie). Selon l’analyse des données collectées : 55,000 enfants ne sont pas retournés à l’école depuis avril dernier, affectant le travail de près de 2,000 enseignants. Selon Nesmy Manigat,le Ministre de l’Éducation Nationale, il était important de disposer de ces données afin d’avoir une idée (partielle) plus proche de la situation scolaire dans ces zones gangrenées par la violence armée. Il est convaincu de la nécessité de poursuivre le dialogue communautaire afin de renforcer les initiatives ayant permis la reprise des activités au lycée national de la Saline, au lycée Daniel Fignole, au lycée de Cité-Soleil, à l’école nationale de Boston (Cité-Soleil), à l’école nationale d’Application de Martissant et à l’école nationale République du Pérou (Martissant). Au cours de la présentation des résultats de cette enquête, Bruno Maes, le représentant résident de l’UNICEF en Haïti a déclaré avoir une pensée spéciale pour les enfants, les parents, les personnels pédagogiques et administratifs des écoles qui sont profondément affligés par ces actes de violence. Certains ont été kidnappés, d’autres ont été contraints d’abandonner leurs maisons, et du nombre beaucoup ont dû se réfugier dans des sites de déplacés précaires… Il a tenu à rappeler aux protagonistes de cette violence aveugle responsable de ce climat de terreur, l’importance d’établir un couloir humanitaire pour permettre aux enfants de boucler l’année scolaire 2021-2022 et de revenir à l’école en septembre prochain en toute sécurité concluant « Il s’agit d’un droit que toute la société est appelée à garantir et d’un devoir qu’elle ne saurait négliger ». HL/ HaïtiLibre
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