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Haïti - FLASH : Prévisions sur l’insécurité en Haïti à court terme
14/11/2023 09:32:37

Haïti - FLASH : Prévisions sur l’insécurité en Haïti à court terme
Crisis24 avec ses 55 années d’expertise et ses infrastructures dans 45 pays, a fait sa marque en gestion des risques. S’appuyant sur ses Centres d’opérations mondiales et sur le travail constant de ses équipes d’analystes du renseignement, Crisis24permet d’établir des prévisions afin d’assurer la sécurité du personnel, des entreprises et de leurs actif à l’étranger.

Prévision pour Haïti :
Des niveaux élevés de violence des gangs et d'insécurité persisteront probablement en Haïti au moins jusqu'à la mi-décembre, ce qui incitera à la poursuite des efforts locaux d’autodéfense dans plusieurs endroits, allant des grandes villes, comme Port-au-Prince, aux zones rurales reculées dépourvues de forces de police suffisantes. Des attaques de gangs en représailles sont possibles dans les zones où se trouvent des mouvements d'autodéfense où les habitants lynchent les membres présumés de gangs et les criminels locaux.

Les tensions resteront probablement fortes dans certaines zones frontalières, comme Ounaminthe, dans un contexte de restrictions frontalières persistantes imposées par la République Dominicaine. Des affrontements violents près des principaux postes frontaliers, ainsi que des manifestations en réponse aux impacts économiques des restrictions frontalières, restent probables dans les semaines à venir.

Les projets de déploiement en Haïti d'une force internationale d’appui à la Police Nationale d’Haïti (PNH) dirigée par le Kenya se heurtent à la résistance de Nairobi. Le 9 novembre, le ministère de l'Intérieur du Kenya a déclaré que le gouvernement n'autoriserait pas le déploiement des forces de sécurité du pays en Haïti tant qu'elles ne disposeraient pas du financement et de la formation appropriés. Il n'était pas clair dans l'immédiat quand ces conditions seraient remplies. Le Parlement du Kenya n'a pas encore approuvé le déploiement, et plusieurs aspects de de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MSS)restent indéfinis. En conséquence, le déploiement semble peu susceptible de se concrétiser à court terme.

Crimes violents et enlèvements :
Les activités des gangs et les attaques violentes continueront probablement à cibler les forces de sécurité et les civils dans tout le pays. Dans l’ensemble, la situation sécuritaire va probablement continuer à se détériorer dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, où les gangs agissent comme des autorités de facto dans de nombreux quartiers et peuvent menacer directement les organisations. L'incidence des crimes violents est en tendance à la hausse : entre le 1er juillet et le 30 septembre, plus de 1,230 homicides ont été signalés en Haïti, dépassant largement les 577 homicides enregistrés au cours de la même période en 2022.

Les enlèvements constituent également une menace de plus en plus importante dans le pays. Plus de 700 enlèvements ont été signalés entre le 1er juillet et le 30 septembre, soit une augmentation de plus de 200% par rapport à la même période en 2022. Ces dernières années, les groupes criminels ont également kidnappé plus fréquemment des ressortissants étrangers, notamment dans le centre-ville de la capitale et sur les autoroutes. Les risques d'enlèvements d'étrangers sont également élevés dans la zone de la Croix-des-Bouquets, où opère « 400 Mawozo ».

L'extorsion reste une préoccupation car les groupes criminels exigent souvent des paiements de ceux qui utilisent les routes et autoroutes sous leur contrôle. Des pénuries de carburant restent possibles car les gangs continuent de contrôler des zones clés autour des infrastructures essentielles, comme le terminal de Varreux, et ont la capacité de bloquer l'accès au terminal. Des pannes d'électricité dues à des pénuries de carburant se sont produites et restent probables.

Les zones dans et autour de la capitale les plus gravement touchées par les crimes violents comprennent Carrefour, Drouillard, Champs-de-Mars, Croix-des-Bouquets, Laboule 12, Cité Soleil, Martissant, Bel Air, Toussaint Brave, Bas-Delmas, Santo, Torcelle et Fontamara. Les incidents de tirs le long de la route de l'aéroport sont fréquents et peuvent affecter les voyageurs à destination et en provenance de l'aéroport international Toussaint Louverture (PAP). Des niveaux de violence plus élevés ont également été enregistrés dans la région de Tabarre ces derniers mois, près de l'ambassade américaine.

La violence sexiste, y compris le viol, reste largement sous-estimée à l’échelle nationale. Cependant, plusieurs organisations internationales, dont l'ONU, ont averti que ces crimes constituent une menace importante, en particulier dans les zones à faible revenu dominées par les gangs.

Troubles civils :
Les manifestations dénonçant les niveaux croissants d’insécurité, l’accès limité au carburant et les problèmes socio-économiques continueront probablement de poser des défis aux entreprises opérant en Haïti. Des troubles importants exigeant la démission du Premier Ministre Ariel Henry restent également possibles. De plus, toute annonce importante concernant des projets d'implication étrangère dans les opérations de sécurité en Haïti peut déclencher des troubles. De telles manifestations peuvent également accroître les risques pour les entreprises étrangères, dans la mesure où les manifestants pourraient confondre les entreprises privées étrangères avec des initiatives de gouvernements étrangers.

Les autorités déploieront probablement une sécurité renforcée pour surveiller toute grande manifestation qui se matérialiserait, en particulier à proximité des bâtiments gouvernementaux ainsi que des principales autoroutes et routes. Il existe une menace élevée d'affrontements entre la police et les manifestants lors de toutes les manifestations antigouvernementales. Les manifestants bloquent généralement les routes, et même de petites manifestations peuvent provoquer des perturbations importantes. Les manifestants pourraient tenter de bloquer les routes menant à PAP, brûler des véhicules et vandaliser des entreprises privées. Si les policiers se joignent aux manifestations, une diminution de la sécurité autour des zones clés de la capitale est possible. Les manifestations dans la capitale sont fréquentes à Delmas, Tabarre, Pétion-ville et Canapé-Vert ; de plus, les zones centrales du Cap-Haïtien, des Gonaïves, des Cayes et de Jacmel risquent d'être touchées par les appels à la manifestations à l’échelle nationale. Des manifestations violentes et perturbatrices pourraient limiter considérablement la disponibilité des options de transport public et privé en Haïti.

HL/ HaïtiLibre

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