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Haïti - Reconstruction : Aux Cayes ont parle de décentralisation
22/06/2010 12:32:32

Une délégation du Conseil économique et Social des Nations Unies (ECOSOC) conduite par le représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies, l'Ambassadeur John MC Nee, s'est rendue aux Cayes. C'est Amidou Ouedraogo, le Chef du Bureau régional de la MINUSTAH, qui a accueilli la délégation de l'ECOSOC, composée des ambassadeurs d'Haïti, du Pérou et du Brésil auprès des Nations Unies, ainsi que des officiels de la MINUSTAH.

Au cours de cette visite, la délégation s'est entretenue avec les responsables locaux et la société civile du département en vue de s'enquérir de la problématique de la décentralisation et des défis aux quels fait face cette région.

Sur place, le chef du Bureau régional a briefé la délégation autour des dispositions constitutionnelles et politiques visant à décentraliser le pays et également les problèmes des collectivités à assumer cette décentralisation. Il a fait remarquer que la Constitution haïtienne du 29 mars 2007 avait prévu la décentralisation. Et, en 2008, un projet de loi-cadre a été envisagé en ce sens. M. Ouedraogo de faire remarquer : « le séisme du 12 janvier a permis à tous les secteurs de comprendre que la décentralisation est une impérieuse nécessité pour le développement du pays ».

La Délégation s'est aussi entretenue avec les membres des collectivités territoriales. Cette rencontre devait lui permettre de mieux s'informer des défis auxquels font face les collectivités ainsi que leurs attentes dans la perspective de décentralisation du pays.

L'Association des maires du Sud et des Assemblées des Sections C ommunales (ASEC) ont exposé leurs principales difficultés. De l'avis du maire de Cavaillon, Daniel Rivet, et celui de Port-salut, Webert Milard, « les communes font face à un problème de recettes fiscales qui les empêchent de remplir leur fonction ». Autre difficulté signalée le manque de communication avec les différentes entités étatiques. Hormis le Ministère de l'Intérieure, leur ministère de tutelle, il leur est très difficile d'atteindre les autres. En outre, déplorent-ils, « notre plus grave problème est que, pendant nos mandats, des parlementaires exécutent des projets dans nos communes sans que nous y soyons impliqués ». Pour eux, les ministres confient, à leur insu, des projets aux parlementaires parce que ce sont ces derniers qui ont le pouvoir de sanction.

Les ASECs et les maires soutiennent que les sections communales sont dépourvues de tout et sont toujours traitées en parents pauvres. « Les sections communales ne disposent pas de services sociaux de base, d'infrastructures routières, électriques et sanitaires. C'est la privation généralisée », se plaignent-t-ils.
Aussi les responsables communaux et locaux exhortent-ils la Commission intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) à ne pas enclencher le processus de reconstruction du pays à partir de Port-au-Prince afin d'éviter que cette « zone à risque » attire davantage de gens qu'avant le 12 janvier. « La véritable reconstruction du pays doit commencer dans les provinces », préconisent-ils. Par ailleurs, ils plaident en faveur de l'organisation d'élections « crédibles, honnêtes, transparentes et inclusives qui puissent garantir la stabilité du pays en vue d'une meilleure décentralisation ».

Pour Mme Sylvie Rameau de la Section des Affaires civiles de la MINUSTAH, l'absence de la décentralisation a pour corollaire la pauvreté et le chômage dans les provinces d'Haïti. Et ces derniers sont « les principales causes de l'exode rural dont la répercussion sur les grands centres urbains est des plus néfastes ».
Mme Sylvie Rameau a aussi mis l'emphase sur le soutien apporté par la Section des Affaires civiles aux collectivités territoriales. En effet, précise-t-elle, sur le terrain, les Affaires civiles appuient la mise en place des « Tables de Concertation Communales », encourage les collectivités locales dans l'élaboration de leurs plans de développement et, le cas échéant, les aide à trouver des financements.

Elles appuient également les communes dans la rédaction et soumission des différents rapports financiers et administratifs, dispensent de la formation dans le cadre du programme d'appui institutionnel. Les maires bénéficient aussi de leur soutien dans la mise en place d'un système de gestion administrative et financière moderne et durable, entre autres.

Joseph Yves Mari Aubourg, le Délégué départemental du Sud s'est aussi entretenu de décentralisation avec les responsables des directions déconcentrées comme le directeur départemental du Ministère de l'Education nationale, Regelhomme Joseph, l'agronome Joseph St Phar du Ministère de la planification, ainsi qu'avec le président de la table de concertation sectorielle.

Répondant aux questions du chef de la délégation, l'Ambassadeur John MC Nee, autour des problèmes auxquels est confrontée la zone, l'agronome St Phar a fait état de trois défis majeurs handicapant son développement. Il s'agit de la concentration de « tout » à Port-au-Prince, la faiblesse institutionnelle et le niveau d'engagement de la population lié à une absence de cohésion sociales. « 70% de la population du pays réside dans les zones rurales et si l'on veut réellement résoudre le problème de la zone, il faut absolument penser au développement du secteur agricole », fait-il remarquer.

La dernière rencontre de la délégation, c'est tenue avec la société civile, à la Chambre de Commerce des Cayes. Elle a voulu se renseigner sur les défis économiques auxquels fait face la zone ainsi que les propositions de la Chambre de Commerce. Et c'est à l'unanimité que les représentants du secteur des affaires ont indiqué qu'à coté de l'absence d'infrastructures sanitaires adéquates et d'une bonne université, la priorité pour la zone est la construction d'un port et d'un aéroport international.

Notons toutefois que Marie Mai Foukan et Jean Gabriel Fortuné, respectivement Conseillère de la Chambre de Commerce et Représentant de la Ligue Citoyenne pour le Progrès (LCP), ont mis en garde la communauté internationale par rapport aux prochaines élections. Pour eux, la communauté internationale risque d'échouer en Hait si elle « cautionne » la tenue d'élections non crédibles.

S/ HaïtiLibre

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