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Haïti - Humanitaire : Le camps Automeca, une honte nationale
13/07/2010 13:41:55

Haïti - Humanitaire : Le camps Automeca, une honte nationale
En juin 2010, on comptait en Haïti quelque 1.342 camps pour personnes déplacées dans la zone touchée par le séisme. « Les conditions de vie dans un grand nombre de ces camps, sont extrêmement préoccupantes », souligne le Service jésuite pour les réfugiés (JRS)

Le JRS signale entre autre le cas du camp Automeca, où vivent 11.000 personnes « Les résidents continuent à vivre dans des abris de fortune fait de bâton et de plastique. Il n'y a pas d'écoles, ni d'électricité, l'hygiène est médiocre, l'eau à peine potable, et le système d'égouts précaire. Lors de fortes pluies, le camp se retrouve submergé d'ordures », rapporte l'organisme jésuite.

« J'ai visité des camps de réfugiés et de déplacés un peu partout dans le monde, mais je dois dire que j'ai été choqué par la gravité de la situation au camp d'Automeca et dans d'autres camps [...] c'est une honte nationale et internationale. Presque toutes les personnes avec qui nous avons parlé ont évoqué le manque de nourriture et d'autres produits de première nécessité » a déclaré le père Ken Gavin, S.J., directeur du JRS des États-Unis

Alors que des agences internationales affirment que la quasi totalité des sinistrés ont reçu de l'aide, beaucoup de personnes n'ont eu droit qu'à trois distributions de nourriture. Par exemple, informe le JRS, le Programme alimentaire mondial de l'ONU (WFP/PAM) n'a procédé à aucune distribution de denrées alimentaires au camp Automeca pendant la période mars-juin.

Avant-même le tremblement de terre, Haïti souffrait de hauts niveaux d'insécurité, mais la situation s'est gravement détériorée depuis janvier dernier. L'insécurité qui prévaut surtout dans les camps qui manquent souvent d'électricité, et donc de lumière, la nuit. Le JRS Haïti, a rencontré les porte-parole de 7 camps de déplacés qui ont fait état de diverses situations alarmantes : pourcentage élevé de la violence et de l'exploitation des jeunes filles de 11 à 15 ans et grave détérioration de l'état de santé des résidents.

« Mais la situation dans les camps non officiels est encore pire », rapporte le directeur de JRS. « En ville, des résidents de camps non officiels ne reçoivent que peu ou pas de soutien de la part des grandes organisations humanitaires ou d'organismes internationaux de coordination ; beaucoup de déplacés ont reçu l'ordre de quitter les camps mais n'ont pas obtenu de logement alternatif  [...] Les propriétaires terriens continuent de faire pression sur les déplacés pour qu'ils évacuent les sites, allant jusqu'à leur couper l'eau et à refuser la construction d'abris plus permanents ou l'installation d'éclairages ».

« Le gouvernement, poursuit le directeur du JRS Haïti, doit utiliser son autorité pour protéger les résidents des camps contre ce type de harcèlement, et s'efforcer davantage de trouver des solutions adéquates ».

Service jésuite pour les réfugiés (JRS) :
Le JRS concentre actuellement ses efforts de secours dans la région de Port-au-Prince, œuvre dans sept camps qui subviennent aux besoins de plus de 21.000 personnes déplacées vivant dans la capitale et aux alentours, leur fournissant de l'aide d'urgence, un soutien psychosocial. Il s'occupe également de former des leaders communautaires qui puissent s'occuper de la gestion des camps et des organisations de la société civile.

Dans le monde entier, le JRS œuvre dans plus de 50 pays. Il emploie environ 1400 personnes, laïcs, jésuites et autres religieux, pour pourvoir aux besoins en éducation, santé, soutien social de quelque 500.000 réfugiés et déplacés internes dont plus de la moitié sont des femmes. Ces services sont fournis aux réfugiés, indépendamment de leur race, origine ethnique ou confession religieuse.


BF/ HaïtiLibre

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