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Haïti - Économie : Haïti risque des sanctions économiques internationales... 22/03/2013 11:10:01
Du 20 au 22 mars, 36 représentants de 19 pays participent à Port-au-Prince à un séminaire international sur la fraude fiscale, organisé par la Direction Générale des Impôts (DGI) en partenariat avec le Centre de Rencontres et d’Études des Dirigeants des Administrations Fiscales (CREDAF) [une organisation étrangère]. Faciliter les échanges entre les différents pays membres du comité sur les enjeux de la lutte contre la fraude fiscale internationale et trouver des solutions, est l’objectif de ce séminaire, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement les capacités des administrations fiscales. Gilles Berteau, Secrétaire Général du CREDAF a rappelé que « dans tous les pays, des entreprises et des particuliers ont généralement tendance à vouloir échapper à leurs obligations fiscales [...] Ils utilisent les faiblesses des institutions et des lois pour échapper à leurs obligations fiscales, d’où la nécessité, de renforcer la lutte contre les fraudes fiscales. » Au cours de ces 3 jours, des thèmes tels qu’entre autres : l’identification, la détection, le contrôle, les sanctions, l’adoption de méthodes de lutte contre la fraude sont débattus. « La fraude fiscale à l’échelle internationale, atteint des centaines de milliards de dollar » a indiqué Jean Baptiste Clark Neptune, Directeur Général de la DGI ajoutant que « pour gagner cette bataille, les pays doivent établir un véritable partenariat [...] Cette lutte doit être de tous les instants. » « Pour lutter contre la fraude, les pays concernés doivent disposer ou se doter le cas échéant d’un dispositif législatif et réglementaire adapté mais aussi se donner les moyens de faire appliquer ces règles et les sanctions qui en découlent, » a précisé Gilles Berteau. Alors que se déroule cet important séminaire, la loi sanctionnant le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme voté par le Sénat, n'est toujours pas votée à la Chambre des députés. La date limite de ce vote a expiré depuis le 15 mars mais, les responsables de l'Association professionnelle des banques (APB) ont pu obtenir un délai jusqu'au 27 mars. Toutefois, rien n’assure que cette loi sera voté dans une semaine par les Députés... Selon M. Charles, Président de l’APB, à moins d’obtenir un moratoire, passée le 27 mars, Haïti va être sous enquêtes internationale durant 6 mois « Et déjà, on commencera à sentir certains effets des sanctions économiques » Après ces 6 mois, si la situation n’est pas régularisée, Haïti sera déclarée pays non coopératif et subira des sanctions économiques. Jean Renel Sanon, Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique a déclaré que sans le vote de cette loi par les Députés « Le transfert d'argent coûtera beaucoup plus cher et les banques haïtiennes, qui ont des dépôts à l'étranger, pourraient avoir à payer des amendes sur leur compte. Le pays subira des sanctions économiques et chaque citoyen en sera victime. » HL/ S/ HaïtiLibre
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