Cliquez pour télécharger l'Avant-projet de Constitution





iciHaïti - UNESCO : Vers l'inscription du Rara sur la «liste du Patrimoine Culturel Immatériel nécessitant une sauvegarde urgente»

iciHaïti - Jérémie : Lancement de la table de concertation contre les violences de genre

iciHaïti - PNH : Échange de tirs, 3 arrestations, 1 blessé

iciHaïti - Concours : 46ème Édition du Prix littéraire Henri Deschamps est lancé

iciHaïti - Croix-des-Bouquets : Libération d’un otage des mains de ses ravisseurs


+ de nouvelles


Haïti - Santé : L'USAID forme 2,500 agents de santé

Haïti - Insécurité : L'Église victime de kidnapping

Haïti - Actualité : Zapping...

Haïti - Diaspora Covid-19 : Bulletin quotidien #387

Haïti - Économie : Impact du Covid sur les TPE et les PME haïtiennes (Enquête)


+ de nouvelles



Haïti - Épidémie : Entre désinformation et réalité
26/10/2010 13:48:49

Haïti - Épidémie : Entre désinformation et réalité
Le directeur général du département de santé en Haïti, Gabriel Thimothé, a confirmé lundi que le taux d'augmentation des décès de choléra avait ralenti. Toutefois, le nombre d'infections a augmenté de près de 10% depuis le dimanche, passant de 3.115 à 3.342. « Nous pensons que la situation se stabilise. Cela ne signifie pas nécessairement que nous avons atteint un pic »

Nous poursuivons la mise en place de Centres de Traitement de Cholera (CTC). Un centre de ce genre est en cours de construction à Lestère, dans l’Artibonite, alors que 4 sites ont été identifiés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince qui doivent accueillir à terme 10 CTC.

Les autorités gouvernementales et sanitaires en Haïti s’entendent pour faire une communication de masse rassurante auprès de la population. Toutefois, de nombreuses voix, de spécialistes de grandes réputations sur place comme à l’extérieur du pays mettent en doutent chaque jour un peu plus la réalité d’une situation que l’on voudrait nous faire croire « sous contrôle ». Bien sûr il faut éviter d’être alarmiste mais il ne sert à rien de nier la réalité, le monde doit savoir, mentir n’a jamais endiguer une épidémie. Tromper une population n’est pas un remède.

Les chiffres « sous-évalue certainement le nombre réel de cas», a déclaré le Dr Jon K. Andrus, directeur adjoint de l'Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), expliquant qu’en général, 75 % des personnes infectées par le choléra ne présentent pas de symptômes. Toutefois, ils peuvent rejeter des bactéries dans l'environnement pendant une période maximum de 2 semaines après l'infection, et peut contaminer d'autres personnes. Le risque est particulièrement élevé dans les endroits où une bonne hygiène fait défaut, comme dans de nombreuses régions d’Haïti et principalement les camps de réfugiés. « A partir du moment où le choléra s'est solidement établi en Haïti, il est clair pour nous, qu'il ne disparaîtra pas avant plusieurs années »

« Nous nous attendons à une extension progressive de choléra dans le pays, et la façon dont elle le fera encore imprévisibles » a déclaré Michel Thieren, un officiel de l'OPS en Haïti.

Une épidémie à l'échelle nationale avec des dizaines de milliers de cas est une réelle possibilité. « C'est une situation extrêmement grave et sur la base de l'expérience que nous avons des épidémies ailleurs dans le monde, il serait irresponsable de ne pas planifier dans l'éventualité d'une épidémie beaucoup plus importante », a déclaré Mr. Nigel Fisher, Coordonnateur de l'action humanitaire des Nations Unies en Haïti »

Michel Van Herp de MSF, le médecin-conseil aux équipes de l'organisation, rappelle que l'expérience antérieure de réponse au choléra en Amérique latine dans le début des années 1990, « nous suggèrent que la maladie pourrait se propager facilement dans de vastes zones et pourrait incuber pendant un certain nombre de jours avant de présenter des symptômes ».

[NdHL - Si le choléra venait à toucher les camps de réfugiés la situation serait catastrophique, il suffit de regarder les effets du choléra dans des camps de réfugiés au rwandais en juillet 1994 qui ont tué près de 23,800 personnes ].

Le Dr Ernst Robert Jasmin, le directeur départemental de la santé publique s’exprimant sur les ondes d’une radio de Port-au-Prince à indiqué que 17 cas probables de choléra, dont trois mortels, ont été recensés ces derniers jours dans le nord du pays. Les responsables sanitaires attendent les résultats des tests avant de se prononcer sur les cas de diarrhée pris en charge notamment dans des régions du département du Nord, à Port-au-Prince et à l’Arcahaie (Ouest).

Il y a encore un nombre important de patients qui se présente à l’Hôpital Saint-Nicolas dans la ville de Saint-Marc, près de l'épicentre de l'épidémie. Environ 450 patients ont été traités par jour pour les deux derniers jours, y compris ceux qui ont reçu une solution de réhydratation orale (SRO) et le traitement par voie intraveineuse a déclaré Federica Nogarotto, coordinateur MSF sur le terrain à Saint-Marc.

Lire aussi :
https://www.haitilibre.com/article-1510-haiti-sante-l-epidemie-de-cholera-est-la-pour-longtemps.html
https://www.haitilibre.com/article-1509-haiti-epidemie-cholera-a-l-echelle-nationale-une-reelle-possibilite.html
https://www.haitilibre.com/article-1498-haiti-epidemie-des-propos-rassurants-des-chiffres-contradictoires.html

S/ HaïtiLibre

Twitter Facebook Rss
Envoyer l'article à... Nouvelles du Jour...
Read in English


Réagissez à cet article
Pseudo :
Email :

Votre adresse email ne sera pas divulguée - Commentaire refusé si votre adresse email est fausse


0 caractères saisis. | 1500 caractères restants.
Avant de réagir lisez notre charte de modération


mone
Posté le 26/10/2010 14:38:41
Nous devons faire très attention avec cette maladie, les autorités sont en train de nous mentir en nous disant que le fleuve est contaminé par le choléra c'est faux les artibonitiens utilisent cette eau depuis bien des temps ils n'ont jamais eu de choléra, on nous a importé le choléra en versant des déchets depuis en république Dominicaine, nous sommes tous concernés,. Nous devons nous protéger pour ne pas etre contaminer. D'après ce qu'une amie infirmière m'a raconté; on a des infectés qui n'ont pas de rapport ni avec l'eau du fleuve, ni avec les autre personnes déjà infectés. On doit rechercher la main caché qui est derrière tout cela. il faut qu'on analyse l'eau tout au long du fleuve jusqu'à malpass et plus loin que ca. c'est un conseil. Pour ne pas dire c'est une affaire purement politique. Merci!
 




Pourquoi HaïtiLibre ? | Contactez-nous | Charte de modération | Privacy policy | English
Copyright © 2010 - 2021
Haitilibre.com -n