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Haïti - Social : Vives réactions sur le viol collectif à la Prison des Gonaïves
19/11/2019 09:04:53

Haïti - Social : Vives réactions sur le viol collectif à la Prison des Gonaïves
Suite à la mutinerie à la prison des Gonaïves le 7 novembre dernier https://www.haitilibre.com/article-29215-haiti-actualite-zapping.html où plusieurs prisonniers, ont profité des circonstances pour investir le quartier de la prison réservé aux femmes et se livrer à un viol collectif sauvage sur 13 prisonnières sans défense, Avocats sans Frontières Canada (ASFC) s’est dit vivement préoccupée par la récurrence et l’intensification des actes de violences perpétrées contre les femmes en Haïti.

Pour ASFC « […] lorsque les États privent des personnes de leur liberté, ils sont responsables de veiller à leur intégrité et de les protéger d’actes de violence. L’État a l’obligation de garantir les droits des femmes détenues, de prévenir toute forme de violence perpétrée contre elles et de prendre les mesures nécessaires pour enquêter, poursuivre et sanctionner les auteurs de ces crimes. » affirme le Chef de mission d’ASFC en Haïti, Me Appolinaire Fotso.

Par ailleurs, Guerlyne Residor, Coordonnatrice générale de « Kri Fanm Ayiti » (KRIFA) condamne avec la dernière rigueur ce viol collectif « […] Cet incident odieux qui est la preuve de l'irresponsabilité de l'État Haïtien dans la prise en charge des personnes placées sous la main de la justice devrait soulever l'indignation et la colère de tous, car il est la conséquence du non respect des obligations de l'État en matière de protection des Droits Humains. L'ensemble des règles minima pour le traitement des détenus exigent que les détenus soient séparés. Si les prisonniers détenus étaient répartis dans des centres carcéraux distincts en fonction de leur sexe, un tel drame ne se serait jamais produit. »

Suite à ce grave incident, KRIFA recommande aux autorité concernées :

  • Une prise en charge médicale et psychologique de ces femmes sur une longue durée ;
  • L’augmentation du nombre de gardiens dans les prisons ;
  • Une prise de dispositions pour placer les détenus dans des prisons distinctes en fonction de leur sexe ;
  • La tenue d'une enquête indépendante en vue d'éclaircir les circonstances de la perpétration de cet acte abominable et de fixer les responsabilités afin de pouvoir punir les coupables.

En ce sens, KRIFA invite les parents des victimes à porter plainte afin d'engager la responsabilité de l’État et exhorte le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance des Gonaïves, à mettre l'action publique en mouvement contre les complices, auteurs et co-auteurs de cet acte barbare.

HL/ HaïtiLibre

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