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Haïti - Social : Appel des femmes haïtiennes aux Nations Unies
24/06/2010 13:13:54

La Plateforme des Femmes Citoyennes Haïti Solidarité, une organisation née au lendemain du tremblement de terre, regroupe les organisations de femmes de toutes les régions d'Haïti. La Plateforme œuvre, à l'aide de sept commissions, en faveur de la participation des femmes dans la reconstruction.

Aux difficultés traditionnelles auxquelles sont confrontées les femmes, viennent s'ajouter celles découlant du séisme du 12 janvier. Dans les camps de déplacées, elles sont en première ligne à cause de leur vulnérabilité.

Les exemples pour soutenir les doléances de la Plateforme ne manquent pas, comme le cas de cette fillette de dix ans, orpheline et ayant à sa charge des enfants en bas âges, qui pour survire se voit obligée de se prostituer. Une situation jugée inadmissible par Mme Martine Fourcand, de la Commission Coordination de la Plateforme. Ou encore le fait que de nombreuses femmes soient soumises au chantage sexuel pour avoir accès au travail. L'occasion pour la plateforme de rapporter le vécu de postulantes à la formation policière. « Lors des tests médicaux de sélections, elles ont été violées et les auteurs impunis » ont déploré plusieurs représentantes de la Plateforme.

Pour la Plateforme, il est essentiel et urgent de prendre en compte les besoins immédiats des femmes sinistrées, d'œuvrer à l'amélioration des conditions de vie des femmes déplacées et celles vivant dans des abris provisoires et de protéger les filles, les enfants mineures isolées et les enfants se trouvant à la charge de ces mineures des personnes mal intentionnées.

D'autres doléances concernent le droit à l'information, à l'évaluation et à la correction continue de l'assistance, à la systématisation des informations relatives aux femmes vulnérables (les femmes âgées, les handicapées, les cheffes de familles monoparentales, les mineures et jeunes femmes isolées, les femmes atteintes de maladies débilitantes, les femmes enceintes a conditions précaires et les femmes en situation d'insécurité). Ou encore la nécessité de mettre en place des dispositifs de suivi et d'évaluation des actions d'assistance, de même que des mesures visant à renforcer la participation des femmes aux instances de prise de décisions, notamment dans le cadre des efforts de relèvement et de la reconstruction du pays.

La plateforme demande aux Nations Unies d'entreprendre, de manière urgente, des actions pour garantir, de concert avec l'État haïtien, la sécurité des femmes sinistrées dans les camps et quartiers précaires et leur accès prioritaire et dans la dignité à l'assistance et aux ressources du relèvement et de la reconstruction. « Nous demandons aux Nations Unies d'étendre le champs d'application de la Résolution 1325 aux catastrophes naturelles et de définir en urgence un train de mesures extraordinaires visant l'application substantielle des 18 articles de la résolution 1325 en Haïti » à déclaré Mme Fourcand, au nom de ses consœurs de la Plateforme.

Les femmes représentent 52% de la population haïtienne, pour elles, les Nations Unies et les autres acteurs locaux et internationaux, la lutte est encore ardue et le chemin long.

Articles de la résolution 1325 Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 4213e séance, le 31 octobre 2000 :

  • 1. Demande instamment aux États Membres de faire en sorte que les femmes soient davantage représentées à tous les niveaux de prise de décisions dans les institutions et mécanismes nationaux, régionaux et internationaux pour la prévention, la gestion et le règlement des différends;
  • 2. Engage le Secrétaire général à appliquer son plan d’action stratégique (A/49/587) prévoyant une participation accrue des femmes à la prise des décisions concernant le règlement des conflits et les processus de paix;
  • 3. Demande instamment au Secrétaire général de nommer plus de femmes parmi les Représentants et Envoyés spéciaux chargés de missions de bons offices en son nom, et, à cet égard, demande aux États Membres de communiquer au Secrétaire général le nom de candidates pouvant être inscrites dans une liste centralisée régulièrement mise à jour;
  • 4. Demande instamment aussi au Secrétaire général de chercher à accroître le rôle et la contribution des femmes dans les opérations des Nations Unies sur le terrain, en particulier en qualité d’observateurs militaires, de membres de la police civile, de spécialistes des droits de l’homme et de membres d’opérations humanitaires;
  • 5. Se déclare prêt à incorporer une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans les opérations de maintien de la paix, et prie instamment le Secrétaire général de veiller à ce que les opérations sur le terrain comprennent, le cas échéant, une composante femmes;
  • 6. Prie le Secrétaire général de communiquer aux États Membres des directives et éléments de formation concernant la protection, les droits et les besoins particuliers des femmes, ainsi que l’importance de la participation des femmes à toutes les mesures de maintien de la paix et de consolidation de la paix, invite les États Membres à incorporer ces éléments, ainsi que des activités de sensibilisation au VIH/sida, dans les programmes nationaux de formation qu’ils organisent à l’intention du personnel des forces militaires et de la police civile qui se prépare à un déploiement, et prie en outre le Secrétaire général de veiller à ce que le personnel civil des opérations de maintien de la paix reçoive une formation analogue;
  • 7. Prie instamment les États Membres d’accroître le soutien financier, technique et logistique qu’ils choisissent d’apporter aux activités de formation aux questions de parité, y compris à celles qui sont menées par les fonds et programmes compétents, notamment le Fonds des Nations Unies pour la femme, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et autres organes compétents;
  • 8. Demande à tous les intéressés, lors de la négociation et de la mise en oeuvre d’accords de paix, d’adopter une démarche soucieuse d’équité entre les sexes, en particulier :
    a) De tenir compte des besoins particuliers des femmes et des petites filles lors du rapatriement et de la réinstallation et en vue du relèvement, de la réinsertion et de la reconstruction après les conflits;
    b) D’adopter des mesures venant appuyer les initiatives de paix prises par des groupes locaux de femmes et les processus locaux de règlement des différends, et faisant participer les femmes à tous les mécanismes de mise en oeuvre des accords de paix;
    c) D’adopter des mesures garantissant la protection et le respect des droits fondamentaux des femmes et des petites filles, en particulier dans les domaines de la constitution, du système électoral, de la police et du système judiciaire;
  • 9. Demande à toutes les parties à un conflit armé de respecter pleinement le droit international applicable aux droits et à la protection des femmes et petites fil- les, en particulier en tant que personnes civiles, notamment les obligations qui leur incombent en vertu des Conventions de Genève de 1949 et des Protocoles additionnels y afférents de 1977, de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et de son Protocole additionnel de 1967, de la Convention de 1979 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et de son Protocole facultatif de 1999, ainsi que de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant de 1989 et de ses deux Protocoles facultatifs du 25 mai 2000, et de tenir compte des dispositions pertinentes du Statut de Rome de la Cour pénale internationale;
  • 10. Demande à toutes les parties à un conflit armé de prendre des mesures particulières pour protéger les femmes et les petites filles contre les actes de violence sexiste, en particulier le viol et les autres formes de sévices sexuels, ainsi que contre toutes les autres formes de violence dans les situations de conflit armé;
  • 11. Souligne que tous les États ont l’obligation de mettre fin à l’impunité et de poursuivre en justice ceux qui sont accusés de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, y compris toutes les formes de violence sexiste et autre contre les femmes et les petites filles, et à cet égard fait valoir qu’il est nécessaire d’exclure si possible ces crimes du bénéfice des mesures d’amnistie;
  • 12. Demande à toutes les parties à un conflit armé de respecter le caractère civil et humanitaire des camps et installations de réfugiés et de tenir compte des besoins particuliers des femmes et des petites filles, y compris lors de la construction de ces camps et installations, et rappelle ses résolutions 1208 (1998) du 19 novembre 1998 et 1296 (2000) du 19 avril 2000;
  • 13. Engage tous ceux qui participent à la planification des opérations de désarmement, de démobilisation et de réinsertion à prendre en considération les besoins différents des femmes et des hommes ex-combattants et à tenir compte des besoins des personnes à leur charge;
  • 14. Se déclare de nouveau prêt, lorsqu’il adopte des mesures en vertu de l’Article 41 de la Charte des Nations Unies, à étudier les effets que celles-ci pour- raient avoir sur la population civile, compte tenu des besoins particuliers des femmes et des petites filles, en vue d’envisager, le cas échéant, des exemptions à titre humanitaire;
  • 15. Se déclare disposé à veiller à ce que ses missions tiennent compte de considérations de parité entre les sexes ainsi que des droits des femmes, grâce notamment à des consultations avec des groupements locaux et internationaux de femmes;
  • 16 Invite le Secrétaire général à étudier les effets des conflits armés sur les femmes et les petites filles, le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et la composante femmes des processus de paix et de règlement des différends, et l’invite également à lui présenter un rapport sur les résultats de cette étude et à le communiquer à tous les États Membres de l’Organisation des Nations Unies;
  • 17. Prie le Secrétaire général d’inclure, le cas échéant, dans les rapports qu’il lui présentera, des informations sur l’intégration des questions de parité entre les sexes dans toutes les missions de maintien de la paix et sur tous les autres aspects ayant trait aux femmes et aux petites filles;
  • 18. Décide de demeurer activement saisi de la question.


FB/ HaïtiLibre

Lire notre dossier:
https://www.haitilibre.com/article-69-seules-dans-la-nuit.html

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