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Haïti - Justice : «Oui nous pouvons les poursuivre...» 02/08/2011 15:07:35
L’imbroglio politico-juridique, qui dure depuis plusieurs semaines, entre Sonel Jean François, le Commissaire du Gouvernement et certains membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP), objet de plaintes et d’allégations de fraudes et de corruption, ressemble à une partie de « tennis de table. » Chaque intervention du Commissaire est immédiatement contrée par les avocats des membres du CEP concernés, qui sans cesse répète le même argument, à savoir qu’en vertu [de l’interprétation] de l’article 195 de la Constitution, « le Parquet n’a pas juridiction pour convoquer ou poursuivre un membre du CEP. » Afin de clarifier la situation, Sonel Jean François explique, qu’en vertu de l’interprétation de ce même article 195 et également de l’article 230 de la loi électorale, les décisions et actions prises par le Parquet à l’encontre des membres du CEP, sont fondées en droit. « ...une des choses qui nous intéresse, c'est de combattre la corruption à tous les niveaux, c'est ce qui a fait que nous n'avons pas hésité, lorsqu’il y a eu plainte pour corruption pour donner une suite et mettre l'action publique en mouvement, contre des Conseillers électoraux [...] Il y a des gens qui disent que nous ne sommes pas compétent pour poursuivre des membres du Conseil Électoral Provisoire... Sachez qu’avant de faire une poursuite, [...] nous avons regarder notre Constitution, notre Code pénal et également la loi électorale avant de dire que nous pouvions les poursuivre, l'article 230 de la loi électoral dit : « Les membres du Conseil Electoral Permanent ainsi que ceux des BED et des BEC ne peuvent faire l’objet d’aucune mesure de contrainte par corps dans l’exercice de leur fonction sauf en cas de flagrant délit pour crime emportant une peine afflictive et infamante ou pour fraude grave comme il est dit à l’article 195 de la Constitution » Lorsque vous lisez ce texte, vous voyez qu'il y a deux instances. Premièrement, il y a la Haute Cour de Justice qui peut les poursuivre lorsqu'il y a faute grave. Mais, quelle instance peut prononcer des peines afflictives et infamantes? Bien sûr ce n'est pas la Haute Cour de Justice. La Haute Cour de Justice, peut se prononcer sur la destitution, mais l'instance qui peut prononcer des peines afflictive et infamante, c'est le tribunal de droit commun. Donc, comme vous pouvez le comprendre, en cas de flagrance, même les membres du Conseil Électoral Permanent sont justiciables du tribunal du droit commun et nous disons OUI il y a flagrant délit dans une série d'infractions [...] OUI nous pouvons les poursuivre, car nous avons les provisions légales pour ça... » Souhaitons, pour la justice, pour la population haïtienne, pour l’État de Droit, que cette interprétation de la loi, résistera à l’inévitable contre-argumentation des avocats des conseillers visés par les actions judiciaires du Commissaire du Gouvernement. Il est plus que temps de mettre fin à cette Saga politico-judiciaire et de statuer sur ces allégations, afin de savoir une fois pour toute, qui est innocent et qui est coupable. Lire aussi : https://www.haitilibre.com/article-3382-haiti-justice-cep-parquet-de-port-au-prince-5-0.html HL/ HaïtiLibre
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